Prêts pour la cueillette des noisettes?

Jacques Ouellette s'est lancée dans la plantation de... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Jacques Ouellette s'est lancée dans la plantation de noisetiers il y a sept ans, et ses premiers spécimens offrent ces jours-ci leur récolte.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) C'est le temps de l'autocueillette. Il reste quelques petits fruits par-ci, de la pomme et de la prune par-là, des courges partout dans les champs, c'est simple, il n'y aura jamais suffisamment de journées de beau temps pour faire le plein. Mais il suffirait d'à peine une petite éclaircie de plus pour ajouter quelques noix à ses récoltes de fin d'été.

Ils sont en vérité peu nombreux encore, au Québec, ces audacieux producteurs de noix dont fait partie Jacques Ouellette de Cookshire-Eaton. Sur sa terre du chemin Gilbert, c'est environ un millier de noisetiers qu'il a plantés depuis 7 ans, et les premiers, quelque 200 d'entre eux, commencent à proposer un rendement suffisamment intéressant pour ouvrir les portes de la plantation aux visiteurs.

« On ne peut pas encore offrir de l'autocueillette parce qu'on ne veut pas créer des attentes et voir des gens repartir les mains vides. Mais on les invite à venir pour une petite visite d'initiation cette fin de semaine avant de repartir avec un panier de noix », explique Jacques Ouellette en déambulant entre les rangées de noisetiers, des hybrides adaptés aux conditions climatiques du Québec, du moins des zones 4 b et plus.

« C'est en visite en Ontario que j'ai vu là-bas des noisetiers et que j'ai eu l'idée d'en faire la production ici, raconte-t-il. Je ne voyais pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas, le climat n'est pas si différent. »

De la dizaine de variétés différentes dispersées dans ses champs, Jacques Ouellette obtient des rendements variés et les essais sont toujours en cours.

« Il y a vraiment peu de producteurs au Québec, on en est encore à l'étape du débroussaillage, note-t-il. Là, les premiers commencent à donner des noix, les autres vont suivre dans les prochaines années. Est-ce que la production va être égale d'année en année, combien de noix va fournir chaque arbre de chaque variété, on ne le sait pas encore. »

Sur la terre de Cookshire-Eaton, les noisetiers ont été plantés sur un terrain bien drainé que l'on a entouré de clôture électrique pour tenir à l'écart les chevreuils. Les chats s'occupent des écureuils. Pour le reste, jusqu'ici du moins, Jacques Ouellette n'a pas eu à utiliser d'insecticide ou de pesticide.

Le producteur a intégré à sa culture des hybrides américains et européens, et tenté quelques expériences de son cru afin d'obtenir une certaine variété dans sa noiseraie.

Mais Jacques Ouellette évalue qu'il lui faudra ajouter encore environ 4000 noisetiers à sa plantation afin de répondre à la demande éventuelle. « C'est un produit qui est populaire auprès des consommateurs, mais qu'ils connaissent peu, et surtout, qu'ils ne savent pas encore qu'ils peuvent retrouver près de chez eux en autocueillette. »

Les noix peuvent se consommer fraîchement cueillies, mais leur goût sera un peu plus amère et moins fin que si elles sont séchées quelques jours au soleil, dans leur coque, mais débarrassées du brou (chaire verte) qui les protège.

Vous voulez y aller?

16 et 17 septembre

Initiation et panier de noix (5 $ - personne)

Noiseraie Jacques Ouellette

3425 chemin Gilbert

Cookshire-Eaton




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