La suspension des préposées réduite de 10 à 5 jours

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(SHERBROOKE) La direction du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Victoriaville réduit de moitié la suspension de quatre de ses préposées aux bénéficiaires qui auraient contraint une dame âgée à mettre une culotte d'incontinence.

Le syndicat des employés du CHSLD du Chêne se dit déçu de la décision annoncée mardi après-midi à ses membres de réduire de dix à cinq le nombre de jours de suspension. Claude Audy, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, souhaitait qu'on impose au plus deux ou trois jours de suspension.

«L'employeur a agi en bureaucrate, dénonce-t-il. Il est demeuré de marbre. Il a poussé l'odieux jusqu'à leur dire que si elles avaient des problèmes à leur retour au travail, les préposées pouvaient aller les voir...»

«Nos membres sont démolies et démoralisées. Elles veulent quitter leur emploi.»

Rappelons que les quatre employés du CHSLD ont été forcés de rester à la maison après avoir contraint une patiente atteinte de troubles cognitifs sévères à mettre une culotte d'incontinence.

Ces préposées aux bénéficiaires ont été suspendues au départ pour une période de dix jours pour un motif de maltraitance. Il s'agit d'employés sans dossier disciplinaire. Les quatre employés auraient tenté d'enfiler une culotte d'incontinence à la dame alors qu'elle refusait. L'une des préposées venait de lui retirer une culotte souillée à la toilette. Elle s'était retrouvée dans un corridor et c'est à cet endroit que les quatre femmes lui ont mis sa culotte d'incontinence.

Les faits reprochés se seraient déroulés au début d'août. La suspension des quatre employés est effective depuis le 25 août.

L'employeur a utilisé des mesures excessives et inacceptables, déplore toujours le syndicat. Il y a eu faute, l'intervention s'est déroulée dans un corridor, mais il n'y a pas lieu de parler de maltraitance, ajoute M. Audy.

«C'est comme tuer une mouche avec un bazooka», lance-t-il.

«C'est comme donner un bain à une personne âgée souffrant de troubles cognitifs. Souvent, elles ne veulent pas. Mais il faut donner le bain», dit-il.

L'employeur soutenait que les employés n'avaient pas suivi un protocole d'intervention. Le syndicat rétorque pour sa part que ce protocole n'est pas connu de tous puisque difficilement accessible.

Selon Geneviève Jauron, conseillère en communication au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, de nouvelles informations de nature confidentielle ont été portées à la connaissance de la direction de l'établissement. La direction a donc décidé de réduire de moitié la suspension imposée aux autres préposées.

«C'est un dossier de relation de travail», explique-t-elle.

Selon Mme Jauron,les membres du personnel réintégreront leurs fonctions antérieures.




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