Des carrières différentes, mais un rêve commun: plus de défibrillateurs en Estrie

Wayne Smith et Claude Leblanc souhaitent que le...

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Wayne Smith et Claude Leblanc souhaitent que le nombre de défibrillateurs grimpe de façon significative en Estrie. Ils sont ici entourés des restaurateurs Yvan Robitaille et Jonathan Gobeil.

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(Magog) Tous deux ont embrassé des carrières différentes, mais l'un et l'autre caressent le même rêve : faire croître de façon significative le nombre de défibrillateurs en Estrie ainsi que la proportion de citoyens capables d'intervenir de manière adéquate lorsqu'une personne subit un arrêt cardiaque.

Oeuvrant dans le domaine de la justice depuis longtemps, Claude Leblanc est un allié de taille pour l'urgentologue Wayne Smith, qui considère que tous les citoyens ont leur part de responsabilité dans le combat contre la maladie.

Lundi, MM Leblanc et Smith sont demeurés pendant plusieurs heures au restaurant Eggsquis à Magog. Des dizaines de gens sont allés manger sur place pour supporter la cause défendue par les deux hommes.

Des milliers de dollars ont été amassés grâce à l'activité-bénéfice tenue au restaurant magogois. L'argent devrait servir à l'achat de défibrillateurs qui seront placés dans des lieux qu'il reste à déterminer à Magog.

« On a déjà organisé des soupers pour recueillir des fonds, mais aujourd'hui c'est notre premier Déjeuner du bon samaritain. La réponse du public a été extraordinaire », confie Claude Leblanc, tout en soulignant que l'organisme Échec au crime était associé à l'activité.

Viser le sommet

On dénombrerait environ 375 défibrillateurs dans la région de l'Estrie actuellement. Or Wayne Smith aimerait que le cap des 500 soit atteint aussitôt que possible. L'Estrie se retrouverait en tête de peloton à travers le monde si cet objectif devenait réalité.

« On voudrait que l'Estrie soit la meilleure au monde en ce qui concerne la survie des gens après une réanimation post arrêt cardiaque, confie l'urgentologue. Pour se guider, on prend Seattle comme exemple parce que cette ville est la première dans ce domaine. Entre 40 et 50 pour cent de la population là-bas sait comment intervenir dans un tel cas. C'est cinq fois plus qu'ici. »

M. Smith insiste par ailleurs sur un point : « les personnes qui survivent à un arrêt cardiaque retrouvent, dans la plupart des cas, une belle qualité de vie et vivent souvent de nombreuses années de plus ».

Copropriétaire du restaurant l'Eggsquis à Magog, Yvan Robitaille a déjà apporté son aide à des gens qui se trouvaient en arrêt cardiaque. « Il avait fallu que je fasse ça sans défibrillateur et sans avoir les connaissances nécessaires. Je m'étais senti impuissant », admet-il, tout en annonçant que l'Eggsquis sera désormais équipé de son propre défibrillateur.

Ajoutons en terminant qu'une application pour appareil mobile, baptisée DEA Québec, permet de savoir où on peut trouver les défibrillateurs existants sur le territoire de la province.




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