Mission accomplie à St-Camille

François Quirion, trésorier de la coopérative, et sa... (Photo Spectre Média, Jessica Garneau)

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François Quirion, trésorier de la coopérative, et sa famille ont fait le choix de s'établir à Saint-Camille.

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(Saint-Camille) Les projets de la Coopérative du rang 13 de Saint-Camille auront fait parler d'eux outre-mer. Après 10 ans d'existence, la coopérative s'apprête à se dissoudre.

« La coopérative a rempli sa mission... C'est vraiment heureux quelque part. Dans le développement du rang 13, il y a 23 familles implantées. Le projet, au niveau des infrastructures, ça a été une réussite, au niveau financier aussi », commente François Quirion, trésorier de la coopérative et citoyen de Saint-Camille, en marge d'une série de portraits de gens ayant décidé de s'installer en milieu rural publiés dans La Tribune en août.

Des 25 projets de fermette convoités, 23 se sont concrétisés. La coopérative avait lancé ses activités en 2007.

« On est rendu au moment où on devait trouver autre chose à faire », note M. Quirion. La coopérative a plutôt choisi de ne pas se donner une autre mission. « Les troupes sont essoufflées », remarque-t-il. « La mission, c'était vraiment les infrastructures, la fibre optique, les chemins, etc. (...)

Le développement du rang 13 a permis de sauver l'école, croit le père de famille.

Le développement compte 25 terrains. Des deux restants, l'un a été acheté par un même propriétaire, l'autre reste à construire. « Éventuellement, à court terme, il pourrait y avoir deux autres familles. Il y en a qui ont la possibilité de subdiviser leur terrain... »

Pour acheter un terrain dans le cadre de ce projet, les citoyens devaient être membres de la coopérative. La charte prévoit notamment que les résidants doivent avoir un projet de fermette, de culture ou de jardin.

Même si la coopérative a accompli sa mission, le village ne peut demeurer les bras croisés. « Il faut trouver le moyen de revaloriser le village », souligne celui qui se dit fier d'être camillois.

Le village compte environ 523 personnes.

Benoit Bourassa, maire de Saint-Camille.... (Photo archives La Tribune) - image 2.0

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Benoit Bourassa, maire de Saint-Camille.

Photo archives La Tribune

D'autres projets sur la table à dessin

Le maire de Saint-Camille Benoit Bourassa estime que la Coopérative du rang 13 a été fantastique pour la municipalité. Il n'exclut d'ailleurs pas la possibilité de refaire un projet du genre, la survie de l'école primaire demeurant une priorité.

« Ça nous a permis de nous assurer d'avoir des familles et c'est allé au-delà des espérances. À un moment, on y comptait 32 enfants d'âge primaire », souligne le maire.

En ce sens, la municipalité continuera à agir pour attirer de nouveaux résidants et à assurer la survie de l'école primaire qui fait partie du facteur d'attractivité. En ce moment, environ 80 enfants la fréquentent. Une nouvelle mouture inspirée de la Coopérative du rang 13 pourrait aussi voir le jour.

« Il y a des contraintes au niveau des schémas d'aménagement du territoire. On constate que c'est ce n'est pas nécessairement bien vu de développer des projets qui vont augmenter la population en dehors du village. Quand on aura eu des résultats au niveau du village, on pourra envisager de refaire un projet comme la Coopérative du rang 13 », estime M. Bourassa.

Le dynamisme communautaire et culturel figure aussi dans les priorités du village de 525 habitants, « un coin de rue dans une grande ville », lâche à la blague le maire.

Nouvelles énergies

Après avoir brigué deux mandats à la mairie de Saint-Camille et siégé au conseil municipal depuis 2003, Benoit Bourassa ne se représentera pas aux prochaines élections municipales.

« Je vais concentrer mes énergies sur le P'tit Bonheur et c'est beaucoup de travail ça aussi. Depuis l'été dernier, on a mis en place un nouveau service appelé le Café du flâneur, qui est un café bistro, donc une formule de restauration plus proche que ce qu'on connaît des restaurants que notre service de pizza, ce qui implique une nouvelle gestion, des formations, des nouvelles manières de faire », explique celui qui est aussi le directeur du P'tit bonheur, le centre culturel et communautaire de Saint-Camille.

Il estime alors que le moment est venu de laisser la place à de nouvelles énergies pour la mairie. Il espère toutefois que le travail entamé pourra être poursuivi.

« Nos efforts sont pour conserver nos services de proximité et le premier c'est l'école. Je vais m'assurer dans la mesure du possible que les nouveaux élus vont comprendre cette réalité et continuer de travail dans ce sens-là », soutient-il. Stéphanie Girard




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