Berce du Caucase en Estrie: quatre municipalités sonnent la charge

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L'équipe de Quadra Environnement s'affaire à éradiquer les nombreuses colonies de berce du Caucase dans les municipalités de Valcourt, du Canton de Valcourt, de Racine et de Maricourt.

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(SHERBROOKE) Nicolas Trottier, directeur général de Quadra Environnement, travaille sur la berce du Caucase depuis 2014 et c'est dans la région de Racine qu'il estime avoir vu la plus grosse colonie de cette plante envahissante. Les municipalités de Racine, de Valcourt, du Canton de Valcourt et de Maricourt ont ainsi joint leur force contre cette population végétale néfaste.

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Nicolas Trottier est le directeur général de Quadra Environnement, la firme mandatée pour l'élimination de la berce du Caucase dans les municipalités de Valcourt, du Canton de Valcourt, de Racine et de Maricourt.

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« Ça fait au moins trois ans que ça se parle dans la région qu'il y en a, qu'il faut faire attention », souligne le maire de Racine, Serge Fontaine, qui conjointement avec ses homologues de Valcourt, du Canton de Valcourt et de Maricourt a décidé d'engager une firme spécialisée pour régler le problème.

Quadra Environnement a ainsi été mandatée pour venir en aide aux municipalités. L'entreprise se spécialise dans la gestion des plantes exotiques envahissantes.

« On a terminé un inventaire complet dans les municipalités qui ne l'avaient pas encore fait, donc maintenant on connaît l'ampleur de l'invasion. À partir de cette caractérisation, on est capable de faire un plan d'intervention sur plusieurs années, c'est-à-dire de sélectionner des colonies qu'on va juger prioritaires parce qu'elles présentent un risque pour la santé publique ou sont à proximité d'un vecteur de dispersion », explique Nicolas Trottier, le directeur général de l'entreprise lavalloise. Les plants moins à risques et moins matures seront traités plus tard.

Dans cette optique, dès la fin du mois d'avril dernier, l'équipe s'est attaquée aux plants qui longeaient la piste cyclable entre Valcourt et Racine. Les plantes les plus proches ont été déracinées afin de créer une zone sécuritaire tandis que celles qui sont plus loin, et moins dangereuses, seront pris en charge au cours de l'été.

« Visiblement, l'invasion de berce du Caucase débute dans le secteur de Racine. On est en altitude, donc il y a un réseau hydrographique assez complexe de ruisseaux intermittents, de fossés de drainage agricoles qui coulent vers le ruisseau Brandy », estime M. Trottier en spécifiant que la propagation se fait par les graines des plants matures qui souvent voyagent par l'eau.

Notons que même si ce ne sont pas que les plants adultes qui sont des vecteurs de contamination, tous les plants demeurent toxiques.

Les berges des ruisseaux Benda de Racine et Brandy de Valcourt figurent ainsi parmi les priorités pour stopper la propagation. Ce sera un travail estimé à près de dix ans pour l'éradication totale. « C'est difficile de mettre un chiffre exact, mais c'est quelque chose qui va jouer dans les 150 000 $ au moins. Les premières années coûtent plus cher, après c'est de la surveillance. Pour des petites municipalités, c'est des gros montants », mentionne M. Fontaine.

« Dans le Bas-du-Fleuve, ils ont créé une superstructure régionale pilotée par la santé publique où on traite la berce du Caucase à grande ampleur. Je crois que ce serait une des avenues à suivre en Estrie particulièrement, parce qu'on découvre des foyers d'invasion un peu partout. Ici, dans le sud-ouest du Val-Saint-François, on en a énormément. Du côté d'Eastman, il y en a beaucoup et Sherbrooke a commencé à traiter ses colonies l'an dernier », fait valoir M. Trottier.

La berce du Caucase

La berce du Caucase est une grande vivace de la famille de la carotte. Elle pousse en milieu frais, humide et perturbé. Sa sève combinée à lumière occasionne des lésions cutanées s'apparentant à des brûlures. On la reconnaît à sa taille impressionnante de 2 à 5 m, sa floraison estivale blanche et ses tiges robustes avec des taches rougeâtres et des poils blancs rudes.




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