Magog : les travaux du centre-ville inquiètent Bombardier

«Le budget qui sera accordé pour cet amoncellement... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

Agrandir

«Le budget qui sera accordé pour cet amoncellement de travaux est inquiétant», a fait valoir Michel Bombardier, qui avait affronté la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, aux dernières élections municipales.

La Tribune, Jean-François Gagnon

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Magog) Les travaux de 22 millions $ prévus au centre-ville de Magog n'ont pas semblé susciter beaucoup de craintes, jusqu'à présent, parmi la population magogoise. Mais l'ex-conseiller Michel Bombardier a néanmoins cru bon se présenter à l'assemblée du conseil municipal de lundi afin de poser des questions en lien avec ce projet d'infrastructure majeur et d'autres planifiés par la Ville de Magog.

D'entrée de jeu lors de son intervention lundi, M. Bombardier a indiqué qu'il n'était pas opposé aux travaux qui seront réalisés au centre-ville de Magog en 2018 et 2019. Mais il s'est inquiété des nombreux chantiers que la Ville de Magog a l'intention de concrétiser à court terme. Il a par exemple rappelé qu'on souhaite aussi ajouter une seconde patinoire à l'aréna de la ville et reconstruire la caserne de pompiers numéro un.

«Le budget qui sera accordé pour cet amoncellement de travaux est inquiétant», a fait valoir celui qui avait affronté la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, à l'occasion des dernières élections municipales.

Michel Bombardier a également indiqué qu'il avait un «problème moral» avec la décision de la municipalité d'aller de l'avant avec le projet au centre-ville sans d'abord avoir l'assurance que des subventions seront accordées pour sa réalisation par les gouvernements du Québec et du Canada.

Subventions

À ce sujet, Vicki-May Hamm a mentionné que la Ville était très confiante de recevoir des subventions pour son rajeunir les infrastructures du centre-ville. «On est convaincu qu'on en aura», a-t-elle déclaré.

En ce qui concerne le nombre de projets d'importance actuellement à l'étude dans sa municipalité, Mme Hamm a indiqué qu'il n'était pas question d'oublier les balises fixées pour limiter la hausse de la dette de la ville.

«Au plan triennal d'immobilisation, on a entre 17 et 20 M $ d'investissement par an, a noté la mairesse. On planifie les dépenses annuelles de façon à ce qu'on ne dépasse jamais le montant maximal. Il y a certaines dépenses qui sont parfois prévues, mais qu'on ne paiera pas avant quelques années.»

Présidente du comité de revitalisation mis en place par la Ville, la conseillère Diane Pelletier a pour sa part souligné qu'une part importante des travaux au centre-ville peuvent être considérés urgents.

«Pour l'aqueduc, les égouts et les trottoirs, on n'a pas le choix de procéder, a précisé Mme Pelletier. Et, si vous sortez un peu, vous allez vous apercevoir que l'enfouissement des fils, une chose qu'on fera par surcroît, est de plus en plus fréquent dans les villes.»

Un autre citoyen, Michel Raymond, a quant à lui remis en question l'estimation des coûts des travaux qu'a dévoilés la municipalité ces derniers mois. Les élus lui ont toutefois répondu que les plans détaillés réalisés en prévision du chantier permettent d'être optimiste à cet égard.

Notons en terminant que, durant un bonne partie de la journée mardi, les citoyens de Magog peuvent signer le registre ouvert en lien avec le règlement d'emprunt adopté par la Ville pour le chantier sur la rue Principale Ouest. Si le chiffre de 541 signatures était atteint, un référendum serait nécessaire avant la concrétisation du projet.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer