Reid craint que le ministère de l'Économie torpille le projet Amos Daragon

Pierre Reid... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Pierre Reid

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) La patience de Pierre Reid a atteint ses limites. Incapable d'avoir la confirmation qu'Investissement Québec supportera un projet de série d'animation qui serait conçue à Magog, le député d'Orford s'en prend directement au ministère de l'Économie, de la Sciences et de l'Innovation (MÉSI) du Québec, qu'il suspecte de manquer d'intérêt pour le développement des régions.

M. Reid ne mâche pas ses mots lorsqu'il aborde la question de l'appui gouvernemental au projet de l'entreprise magogoise IceWorks Animation, lequel est évalué à 10,7 millions $ et pourrait permettre la création de plus de 50 emplois.

«Il est clair qu'un groupe de fonctionnaire du MÉSI ne veut pas que ce projet voit le jour à Magog. Les sons de cloche que j'ai eus, depuis deux mois, semblent indiquer une volonté farouche de renverser la réception positive que le projet a reçue de la part d'Investissement Québec, de Radio-Canada et du public consulté», lance le député d'Orford, visiblement irrité.

Le propriétaire d'IceWorks Animation, Sylvain Viau, souhaite obtenir 2,7 M$ de la part d'Investissement Québec. Selon les informations que détient Pierre Reid, cet organisme avait accueilli favorablement la demande d'aide financière déposée par l'entrepreneur. Mais les choses se seraient compliquées lorsque le MÉSI a été saisi du dossier.

«C'est comme si un groupe de fonctionnaires était en train de faire la preuve par l'absurde que notre stratégie gouvernementale de développement économique régional est inapplicable. J'ai peur que ce sera la conclusion à laquelle plusieurs en arriveront si le projet Amos Daragon est torpillé», suggère M. Reid.

«À moins de 20 jours de la date limite, je commence à avoir un pressentiment négatif pour le développement de Magog.»


Le député d'Orford est d'autant plus inquiet que Radio-Canada désirait qu'on lui confirme la participation d'Investissement Québec au projet de série d'animation avant la fin du mois. La société d'État est prête à acheter une première saison de 26 épisodes qui mettrait en vedette le personnage d'Amos Daragon, un nom bien connu parmi les jeunes amateurs de romans fantastiques au Québec et ailleurs dans le monde.

«À la dernière semaine de la session parlementaire et à moins de 20 jours de la date limite imposée par Radio-Canada, je commence à avoir un pressentiment négatif pour le développement de Magog et notre stratégie pour les régions du Québec.»

Pas de programme

S'il émet des critiques sans détour, Pierre Reid admet que le MÉSI n'a pas de programme permettant spécifiquement de financer des projets tel celui d'IceWorks Animation. Il fait toutefois valoir que, «grâce à une procédure spéciale, une somme de 22 M$ a néanmoins été trouvée pour une production de l'entreprise britannique Cinesite» dans la région Montréal.

«La procédure d'attribution spéciale serait entièrement applicable au projet Amos Daragon. Une des seules différences entre les deux cas, c'est que Cinesite faisait ça à Montréal. On dirait que c'est la ville choisie par M. Viau qui ne convient pas parce que ce n'est pas Montréal», déplore le député.

En terminant, M. Reid se montre conscient que sa sortie provoquera probablement du mécontentement. Cependant, il considère être obligé de se «tenir debout pour son monde» à Magog.




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