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Examen de français à reprendre: le correcteur de Word aussi activé

Jamais on ne saura combien d'élèves exactement ont eu recours au logiciel... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Jamais on ne saura combien d'élèves exactement ont eu recours au logiciel Antidote dans le cadre d'un examen de français qui devra être repris aujourd'hui à l'école de la Ruche à Magog.

La Tribune a demandé au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec des précisions concernant les irrégularités commises lors de cet examen de français, auquel une quarantaine d'élèves de la Ruche avaient été soumis au début du mois de mai.

De nouvelles questions avaient fait surface après un communiqué de l'entreprise Druide, qui produit Antidote, publié jeudi dernier.

Selon le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, les surveillants qui arpentaient la classe, durant l'examen, se sont aperçus que trois élèves avaient recours à Antidote. Il est possible que d'autres en aient fait l'utilisation, mais le système informatique dont l'école dispose ne permet pas de le savoir.

« Le 4 mai dernier, deux surveillants de l'épreuve unique de français écrit ont constaté durant la passation de l'épreuve que trois élèves utilisaient le logiciel Antidote, mesure qui ne leur était pas permise », indique Bryan St-Louis, un représentant du Ministère.

«Contenu effacé»

M. St-Louis explique que le contenu des ordinateurs sur lesquels les jeunes ont travaillé « est effacé au complet au redémarrage et que 100 % des postes ont été fermés automatiquement le soir du 4 mai. Par contre, il est certain que tous avaient accès à ce logiciel. »

À ce sujet, il a été possible d'apprendre que le correcteur du logiciel Word était par surcroît activé pendant l'examen, ce qui contrevenait également aux règles habituellement en vigueur lors d'une telle épreuve.

Ayant affronté de vives critiques après l'annulation de l'épreuve, le Ministère affirme avoir été contraint de prendre une telle décision parce que les élèves ont eu « accès à du matériel non autorisé à la suite d'une erreur dans la gestion des postes informatiques locaux. »

À l'école de la Ruche, on note plutôt qu'un problème de nature « technique » explique la situation survenue. L'accès à Antidote et au correcteur de Wordaurait dû être bloqué, mais le système a fait défaut.

La semaine dernière, l'entreprise Druide avait souligné qu'Antidote ne peut corriger un texte à l'insu d'un l'usager, contrairement à ce que des intervenants avaient laissé entendre.




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