Services de santé dans Memphrémagog : De nombreux citoyens inquiets

Environ 700 personnes ont participé à une soirée... (Photo La Tribune, Jean-François)

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Environ 700 personnes ont participé à une soirée d'informartion sur les services de santé offerts dans la région de Magog. Ancien maire de Potton et ex-président du conseil d'administration du Centre de santé et des services sociaux de Memphrémagog, Jacques Marcoux s'est notamment exprimé durant cette rencontre.

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(MAGOG) Même si plusieurs les jugent de qualité, les services de santé dispensés dans la MRC de Memphrémagog pourraient être améliorés. Voilà un des constats auxquels on en arrive après l'assemblée publique organisée par le comité mis en place pour sauvegarder les services offerts par l'hôpital de Magog.

Environ 700 citoyens ont répondu à l'invitation du comité de vigie mardi soir. Le président du conseil d'administration du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Jacques Fortier, la présidente-directrice générale de cette organisation, Patricia Gauthier, ainsi que Johanne Turgeon, pdg adjointe, étaient présents sur l'estrade pendant l'assemblée animée par la mairesse Vicki-May Hamm.

Ancien cadre au CIUSSS de l'Estrie-CHUS et ex-membre de son conseil d'administration, Martin Robert a fait une des interventions les plus percutantes de la soirée. Il a essentiellement soutenu que l'absence d'une direction générale à l'hôpital de Magog, une situation nouvelle, risquait d'avoir un impact sur les services de santé existant dans ce secteur.

« Entre 1998 et 2015, le budget du centre de santé ici est passé de 19 à 66 millions $. Pourquoi? Parce qu'il y avait une direction générale directement sur place. Maintenant, ce poste n'existe plus à Magog. On en aurait pourtant encore besoin », a déclaré M. Robert.

L'ancien maire de Potton et ex-président du Centre de santé et des services sociaux de Memphrémagog, Jacques Marcoux, a quant à lui demandé si le point de services de Mansonville aura à nouveau suffisamment de médecins pour bien desservir la population de la portion ouest de la MRC. Il en manquerait un à temps partiel à cet endroit et les deux en poste risqueraient de quitter à moyen terme.

Johanne Turgeon lui a répondu que le CIUSSS s'efforce de voir au remplacement des médecins qui, pour diverses raisons, abandonnent un poste. « Dans les différentes régions, il y a des départs à la retraite prévus et on veut travailler en planification. Il faut par ailleurs tenir compte des congés de maternité », a-t-elle mentionné.

Ayant participé à la création du comité de vigie en compagnie de Jean-Guy Gingras, Michel Gauthier a confié qu'il n'aime pas voir des services être supprimés au centre de santé de Memphrémagog. Il a plaidé pour la bonification de l'offre à l'hôpital de Magog. « On veut une amélioration et pas une disparition », a-t-il lancé.

D'entrée de jeu lors de la rencontre, Jacques Fortier a assuré qu'il souhaitait, comme l'ensemble des citoyens présents à l'école de la Ruche mardi, que le CIUSSS puisse répondre aux attentes des gens de Memphrémagog. Il a cependant reconnu que l'organisation qu'il préside a connu des « bouleversements majeurs » ces dernières années.

Patricia Gauthier a ajouté que l'accès aux médecins de famille constitue une des priorités du CIUSSS. D'ailleurs, chaque semaines, de nombreux citoyens de la région magogoise se trouveraient un médecin.

Mme Gauthier a également révélé que le nombre de chirurgies réalisées à Magog monte en flèche. « Le financement par activité nous oblige à avoir les meilleurs coûts unitaires au bloc opératoire », a-t-elle souligné.




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