Amélie a vu sa vie basculer pour un texto au volant

Amélie Croteau avait 19 ans lorsqu'elle a eu... (Spectre Média, René Marquis)

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Amélie Croteau avait 19 ans lorsqu'elle a eu un accident. Elle écrivait un texto lorsqu'elle a dévié de sa voie et frappé une camionnette. Depuis, elle souhaite sensibiliser les jeunes aux dangers des textos au volant.

Spectre Média, René Marquis

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Matthew Vachon
La Tribune

(East Angus) Organiser une simulation d'accident et offrir la conférence d'une accidentée de la route : voilà l'artillerie lourde déployée par la direction de la polyvalente Louis-Saint-Laurent d'East Angus pour sensibiliser ses élèves aux dangers de texter sur la route.

Amélie Croteau a vu sa vie basculer lorsqu'elle a envoyé un texto à son copain de l'époque pour lui souhaiter une bonne journée. Le temps qu'elle repose les yeux sur la route, elle avait dévié de sa voie et elle n'a pu éviter la collision frontale avec une camionnette. L'accident, qui s'est produit à 85 km/h, a provoqué des fractures ouvertes aux genoux, aux bras et au bassin ainsi qu'un traumatisme sévère à la jeune femme. De nombreuses opérations et une très longue réhabilitation, durant laquelle elle a dû tout réapprendre, ont suivies. Aujourd'hui, celle qui était promise à une carrière de mannequin désire absolument que son message de sensibilisation trouve écho auprès des jeunes. Elle n'avait que 19 ans lorsque l'accident s'est produit en 2010.

« Depuis mon accident, c'est devenu une véritable mission pour moi de faire prendre conscience aux gens de ce danger. Je ne veux pas que ces personnes passent à travers les mêmes choses que moi. Je ne veux pas dire que ç'a gâché ma vie, mais elle a tellement changé à la suite de cet accident! Ce n'est pas tout le monde qui a cette seconde chance », fait falloir la résidente de Saint-Agapit.

Très heureuse de la réception de son message auprès des jeunes, elle ose croire que cela fait une réelle différence sur les habitudes des jeunes lorsqu'ils sont au volant. « Lorsqu'ils me voient en chaise roulante pour le reste de mes jours, ça fait son effet. Moi-même, si je me mettais à leur place, ça viendrait me chercher, car je ne voudrais absolument pas que ça m'arrive », note Mme Croteau.

Pour sa part, le directeur de la polyvalente Louis-Saint-Laurent André Lachapelle s'est montré très heureux de la réceptivité des élèves autant lors de la conférence que lors de la simulation de l'accident.

« Lors de la simulation, ils se sont montrés très silencieux et réceptifs à ce qui se déroulait. D'ailleurs, lors de la mise en scène, c'étaient leurs amis qui étaient les victimes. C'est venu chercher les jeunes », analyse-t-il.

En plus des textos au volant, des exercices ont permis également de sensibiliser les élèves à la conduite avec les facultés affaiblies en prévision du bal des finissants. « Nous savons que les jeunes sont sensibilisés à court terme, donc en tenant cette journée à l'approche du mois de juin, nous espérons qu'ils retiendront les risques qu'ils courent en conduisant avec les facultés affaiblies », raconte M. Lachapelle.




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