Le HSF deviendrait plus attirant avec sa piste cyclable

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Le développement d'une piste cyclable majeure comme celle qui est projetée dans la MRC du Haut-Saint-François pourrait créer des retombées importantes pour la région.

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(Sherbrooke) Le développement d'une piste cyclable majeure comme celle qui est projetée dans la MRC du Haut-Saint-François pourrait créer des retombées importantes pour la région. La valeur foncière des résidences à proximité devrait augmenter.

C'est l'assurance que donne Jean-Sébastien Thibault, directeur général du Parc linéaire du P'tit train du Nord, un sentier cyclable de plus de 230 kilomètres dans les Laurentides.

« L'implantation d'une piste cyclable a de très bons côtés. Il y a plein de retombées économiques. Ça amène une très belle clientèle pour les commerces comme les restaurants et pour l'hébergement », répond-il en réaction au projet de 98 kilomètres qui mijote en Estrie.

« Et il y a aussi le prix des maisons qui augmente. Ça amène du développement résidentiel près des pistes cyclables. Ça favorise aussi le transport actif. »

Rappelons qu'il est envisagé que les dépenses soient divisées entre les municipalités se trouvant entre Sherbrooke et Saint-Joseph-de-Coleraine et qui longent la route 112. La MRC souhaite aussi

obtenir l'aide des gouvernements pour payer une partie des dépenses. Selon les premières données, le projet pourrait commander des investissements de 20 à 35 millions $, révélait La Tribune.

«J'ai été visiter d'autres pistes cyclables aux États-Unis. Elles ont été citées dans le National Geographic


Le projet a eu des échos auprès des membres de l'Association des réseaux cyclables du Québec (ARCQ), qui regroupe les gestionnaires de pistes cyclables de la province, soutient M. Thibault. « Nous étions réunis dernièrement et on en a entendu parler. C'est une nouvelle qui a été très bien accueillie par tout le monde. »

En tant qu'homme d'affaires impliqué dans l'industrie touristique des Laurentides, Jean-Sébastien Thibault a participé dès le début à la fondation du parc linéaire, aménagé sur une ancienne voie ferrée, comme c'est le cas pour le projet estrien. Il est important de se doter d'une bonne structure pour fédérer tous les intervenants et faire avancer le dossier. Il a fallu dix ans pour réaliser le projet de Saint-Jérôme à Mont-Laurier, se souvient-il. Aujourd'hui, il en faudrait probablement moins, car le P'tit train du Nord a permis de retirer des barrières.

On avait confié la création du grand sentier cyclable des Laurentides, à la fin des années 1980, à Maurice Couture, alors chargé du développement de l'industrie touristique au pays du Curé Labelle, père de la construction du chemin de fer dans la région. « Il y avait deux gros dossiers à l'époque, se souvient-il lors d'un entretien accordé à La Tribune. Le développement du mont Tremblant et celui de la voie ferrée du CP qui était inactive. »

« Le CP voulait la démanteler, en commençant par les ponceaux et les rails. Il a fallu intervenir. Si les ponceaux disparaissaient, notre projet était menacé. Mais il y avait aussi des gens qui voulaient qu'on garde la voie ferrée pour un retour du train. »

Les partisans de la préservation du corridor, dont plusieurs kilomètres longent des lacs et des cours d'eau. Le tout a été acheté pour trois millions $, alors qu'on en demandait 10 millions $.»

« Au départ, nous voulions le tout pour un dollar, ajoute-t-il. On est revenu aux évaluations municipales d'une bande de terrain de quelques mètres sur plusieurs kilomètres. Ce sont les terrains autour des gares qui valaient le plus. »

« J'ai été visiter d'autres pistes cyclables aux États-Unis, dont une au Wisconsin et dans l'Illinois. Elles ont été citées dans le National Geographic. C'a donné des munitions au projet des Laurentides, disons. Il y a eu aussi l'implantation d'une ligne de gaz naturel qui nous a aidés. »

Le parc linéaire à réaliser allait pouvoir servir à plusieurs usages, été comme hiver, avait-on aussi avancé pour convaincre la région. L'hiver, le sentier peut servir au ski de fond ou à la motoneige », mentionne M. Couture.

Concernant les coûts projetés pour la réalisation du projet entre Sherbrooke et la région de Thetford Mines, il les trouve passablement élevés. Il y a moyen de faire à moindre coût, comme le sentier serait aménagé sur une ancienne voie ferrée, assure-t-il. On doit toutefois tenir compte des frais d'entretien qui peuvent être souvent élevés, notamment quand vient le temps de réparer un ponceau.




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