200 unités d'habitation à North Hatley: de fausses données, selon un opposant

Que se passera-t-il quand l'eau montera davantage qu'à l'habitude au centre du... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(North Hatley) Que se passera-t-il quand l'eau montera davantage qu'à l'habitude au centre du village de North Hatley, si on permet l'ajout de 200 unités d'habitation à cet endroit? Assistera-t-on au scénario catastrophe craint par certains citoyens ou, au contraire, sera-t-on en mesure d'éviter le pire? Les autorités se font rassurantes lorsqu'elles parlent du projet, mais elles poursuivent néanmoins leur analyse.

Citoyen de North Hatley depuis de nombreuses années, Michael Grayson est de ceux qui ne cachent pas leurs inquiétudes. Son inquiétude est d'autant plus grande qu'il estime que les autorités impliquées dans le dossier travaillent avec des données qui sont fausses.

Affirmant avoir effectué des recherches sérieuses, M. Grayson affirme que des ingénieurs rattachés au dossier ont sous-estimé la hauteur à laquelle l'eau pourrait s'élever en cas de crue majeure à North Hatley.

« Par exemple, la carte de référence dans ce dossier indiquait que les pompes à essence près du Pilsen sont toujours en terrain sec. On a toutefois la preuve que ce n'est pas vrai. Lors d'une inondation moyennement importante en 1994, il y avait eu 30 à 40 centimètres d'eau à cet endroit », explique-t-il.

Michael Grayson avait déjà fait part de ses craintes en ce qui concerne les évaluations fournies par les experts, mais il n'avait pas réussi à convaincre les autorités de la pertinence de son propos. Il soutient avoir obtenu une meilleure écoute récemment parce que de nouvelles données auraient été recueillies sur le terrain.

Information considérée

La Tribune a contacté le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques du Québec pour savoir si, effectivement, M. Grayson avait réussi à marquer des points. Son porte-parole régional, Daniel Messier, est demeuré prudent dans ses propos. N'empêche, il a laissé entendre que l'information transmise par le citoyen n'a pas été écartée.

« Le Ministère prend en considération cette nouvelle information dans le processus d'approbation gouvernementale du plan de gestion des eaux proposé. L'analyse se poursuit de manière rigoureuse. Si l'information se confirmait, le MDDELCC en tiendrait compte et ferait des recommandations en conséquence », explique M. Messier.

Impliquée dans le dossier, la MRC de Memphrémagog assure pour sa part qu'elle prendra en considération l'avis des différents ministères qui ont scruté le dossier avant de rendre sa décision finale.

« Plusieurs réponses nous ont déjà été fournies par les ministères, qui possèdent souvent une expertise que nous n'avons pas, confie le préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers. Mais ils n'ont pas encore répondu de manière satisfaisante à toutes nos questions. C'est important de ne prendre aucun risque, considérant les enjeux. »

Rappelons qu'un promoteur, en l'occurrence Richard Laliberté, envisageait la possibilité de construire de nombreuses unités d'habitation à l'intérieur d'une zone inondable au centre de North Hatley. Son projet a séduit le conseil municipal, qui s'est efforcé de vérifier si des aménagements étaient possibles pour permettre la réalisation du projet.




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