La Coalition inquiète du mandat donné au BAPE

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(Lac-Mégantic) Le porte-parole de la Coalition de citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire au centre-ville de Lac-Mégantic, Robert Bellefleur, s'est dit agréablement surpris que le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) vienne à Lac-Mégantic le 23 mai prochain, pour un mandat spécifique concernant le réaménagement de la voie ferrée. Quoiqu'encouragé, il s'est dit en même temps très inquiet.

«On a lu le communiqué émis par le bureau du ministre David Heurtel, mercredi, qui donne un mandat très particulier au BAPE de regarder toutes les options pour la voie de contournement, soit les trois tracés soumis par l'étude de faisabilité, de même que le statu quo et le statu quo amélioré», a commencé M. Bellefleur.

«Pourtant, ces deux dernières options ont été rejetées par le conseil municipal de Lac-Mégantic en mai 2016, des scénarios qui sont loin de faire l'unanimité de la population... Plusieurs citoyens craignent que les murs de béton préconisés par le statu quo amélioré accentuent davantage les dangers de déversements et de déflagrations advenant le déraillement de citernes de gaz propane et d'essence automobile, d'acide sulfurique et de chlorure de sodium contre ces murs de béton.»

M. Bellefleur a rappelé que plusieurs citernes de matières dangereuses circulent toujours abondamment au centre-ville de Lac-Mégantic. Un convoi de 45 citernes de ces matières a transité au centre-ville, le samedi 15 avril dernier, de même qu'un autre de 60 wagons du même type le 18 avril, d'après lui. «Comment voulez-vous qu'à ce rythme, la population de Lac-Mégantic se rétablisse des séquelles du choc post-traumatique subi en juillet 2013?», a-t-il questionné.

Il croit que le BAPE devrait se limiter à étudier le tracé privilégié par la Ville de Lac-Mégantic, long de 12 km, qui coûterait, selon les premières estimations, 115 millions $.

«L'option du statu quo, soit de maintenir la voie ferrée au centre-ville, et le statu quo amélioré, en y ajoutant des murs de béton dans les principales courbes, avaient soulevé tout un tollé quand elles avaient transpiré de l'étude de faisabilité de la firme AECOM. Nous avons l'impression d'être revenus à la case départ. Et on remet tout sur la table, on est inquiet de l'ampleur du mandat donné au BAPE. Il y a environ 1250 maisons à seulement 300 mètres de la voie ferrée sur le parcours actuel. Il faut privilégier la sécurité de tous les citoyens avant tout, avant l'intérêt de certains transporteurs par rail, de même qu'avant l'intérêt de certains particuliers de Frontenac et Nantes qui sont frustrés que leur terre agricole soit coupée en deux. On ne veut pas que le BAPE vienne mettre la chicane, c'est ce qui risque d'arriver», évoque M. Bellefleur.

«Le scénario privilégié par Lac-Mégantic, c'est le tracé numéro 1, le moins coûteux, avec le moins de contraintes possible, sans mettre en péril la valeur des terrains. Que le BAPE se concentre sur cette option.»

«De plus, on questionne la perception de notre député, Ghislain Bolduc. On se souvient qu'après son élection, il avait osé dire que Lac-Mégantic n'avait pas besoin d'une voie de contournement, avec l'ex-député Pierre Reid. On pense que notre député n'y croit pas. Avec le BAPE, ça va être encore Lac-Mégantic contre les municipalités de sa couronne naturelle. Ça ne regarde pas bien, on a encore l'impression de pelleter les problèmes dans la cour de nos voisins.»




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