Magog coupe de 100 000 $ l'aide à LAMRAC

La subvention annuelle octroyée par la Ville de... (Archives, La Tribune)

Agrandir

La subvention annuelle octroyée par la Ville de Magog à LAMRAC diminuera de façon graduelle au cours des quatre prochaines années. Elle passera plus précisément de 454 700 $ à 354 700 $.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Magog) La Ville de Magog réduira de façon significative le montant qu'elle verse annuellement à L'Association du marais de la Rivière-aux-Cerises (LAMRAC). Elle demeure attachée à l'organisme et au lieu dont ce dernier est le gardien.

La subvention annuelle octroyée par la Ville de Magog à LAMRAC diminuera de façon graduelle au cours des quatre prochaines années. Elle passera plus précisément de 454 700 $ à 354 700 $.

« Ça fait déjà un moment que le montant qu'on donne tous les ans à LAMRAC fait jaser. Des membres du conseil municipal ont d'ailleurs exprimé un malaise par rapport à cette question. Il faut dire que c'est l'organisme local qu'on supporte le mieux au plan financier », fait valoir la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm.

Les commentaires entendus, ces dernières années, ont amené l'administration Hamm à effectuer des comparaisons entre LAMRAC et d'autres organismes semblables. « On s'est alors aperçu qu'on subventionnait plus et qu'il y avait moins d'autofinancement, si on comparait avec des organisations similaires ailleurs », révèle Mme Hamm.

Reste que, du point de vue de la mairesse, le marais de la Rivière-aux-Cerises et les infrastructures qu'on retrouve sur place constituent un véritable joyau. « Notre décision n'a rien à voir avec l'importance de l'endroit. »

En mode solution

En dépit de l'importance du montant qui sera amputé à la subvention annuelle à terme, le président de LAMRAC, Éric Sévigny, ne semble pas catastrophé par la décision des élus magogois.

« Il faut réaliser que notre budget s'approche des 900 000 $, note M. Sévigny. On croit qu'on sera capable de limiter l'impact de la décision sur nos ressources humaines et notre clientèle. »

Le président de l'organisme magogois indique qu'une consultante a été embauchée pour faire face à la diminution du financement public annoncé. Un des objectifs des dirigeants de LAMRAC sera de dénicher de nouvelles sources de financement et, potentiellement, de réviser certaines façons de faire à l'interne.

En outre, il est probable que l'organisme décide d'offrir un moins grand nombre d'activités gratuites.

La possibilité d'imposer un tarif journalier ou annuel aux randonneurs qui marchent dans le marais fait également partie des scénarios qui seront scrutés.

« La question de la tarification sera analysée conjointement avec la Ville de Magog. On ne voudrait pas créer un problème politique en décidant unilatéralement d'appliquer des frais aux usagers. Par ailleurs, on veut être prudent avec cette question parce que la mise en vigueur de tarifs pourrait avoir différentes implications pour nous aussi », fait valoir Éric Sévigny.

Quoi qu'il en soit, le conseiller municipal Robert Ranger est déjà persuadé que la tarification est la solution. « Il faut faire quelque chose et je pense qu'on serait en mesure d'aller chercher 100 000 $ de plus avec une tarification », affirme-t-il.

Notons que le projet de remise en état d'une partie des sentiers sur pilotis de LAMRAC, évalué à plus de 900 000 $, n'est pas compromis malgré la diminution annoncée de son financement annuel.




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer