La rupture d'un mur de soutènement provoque un glissement de terrain

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La rupture d'un long mur de soutènement derrière une maison de la rue Rolland-Dion, à Magog, a provoqué un glissement de terrain en novembre dernier à Magog.

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(Magog) Construire une maison dans une forte pente comporte son lot de risques. Des citoyens habitant dans le secteur Michigan à Magog l'ont appris à leurs dépens, ces dernières années, après avoir vu des ouvrages se fissurer ou être carrément emportés par un glissement de terrain. À la lumière de leur vécu, redoubler de prudence n'est pas un luxe quand on s'installe dans une zone aux pentes abruptes.

En novembre dernier, Maurice Goulet a eu une très mauvaise surprise lorsqu'il a été informé qu'un long mur de soutènement de béton avait soudainement cédé derrière sa résidence de la rue Rolland-Dion. Le mur en question s'étirait sur 30 mètres et était haut de quatre. Plusieurs tonnes de terre, de gravier et de sable ont se sont retrouvés sur un terrain voisin après la rupture de l'ouvrage.

La rupture du mur en question aurait potentiellement pu avoir des conséquences fâcheuses, puisque le béton de l'ouvrage et les matériaux de remblayage ont glissé rapidement. De chez lui, un voisin de M. Goulet aurait d'ailleurs entendu le bruit causé par l'incident. Le principal intéressé se trouvait à l'extérieur au moment des faits.

« J'en avais fait la construction moi-même selon des plans d'ingénieur, révèle ce dernier. J'avais presque terminé de remblayer après les travaux de construction, puis cette malchance est arrivée. »

Maurice Goulet raconte qu'un bulldozer s'était approché tout près de l'ouvrage de béton quelques jours avant que son malheur survienne. Il croit que cela a probablement provoqué l'incident.

« Au moment de compacter la dernière section de sol, ce bulldozer s'est promené tout près du mur. Ça fait des vibrations, ce genre de machinerie. Je n'ai pas allumé sur le coup, mais c'est probablement ça la cause. C'est ce que des gens m'ont dit en tout cas. »

«En réalisant la majeure partie des travaux moi-même, j'avais réussi à limiter les coûts de construction.»


Pour Maurice Goulet, la pilule est d'autant plus difficile à avaler qu'il ne profitait d'aucune protection contre les bris matériels engendrés par un tel événement. Il espère pouvoir obtenir un dédommagement de la part d'une entreprise impliquée dans les travaux, mais n'est certain de rien.

« En réalisant la majeure partie des travaux moi-même, j'avais réussi à limiter beaucoup les coûts de construction, mais j'ai fait évaluer ce que ça coûterait pour qu'une entreprise reconstruise le mur et on m'a indiqué qu'il y en a pour 87 000 $. »

Pas une première

Ce n'est pas la première fois qu'un événement de ce type se produit dans cette portion de la ville de Magog. Il y a quelques années, d'autres résidants du secteur avaient aussi fait face à des problèmes avec des aménagements mal adaptés aux pentes abruptes. Aucun ouvrage n'avait cédé à l'époque, mais des fissures inquiétantes étaient apparues dans des stationnements.

En réponse à la situation vécue à ce moment-là, la Ville de Magog avait décidé de resserrer sa réglementation en lien avec la construction dans de fortes pentes. L'apparition de nouveaux problèmes devenait alors moins probable, quoique toujours possible.

Directeur de l'environnement et des infrastructures municipales à Magog, Marco Prévost assure que la situation générale dans le nouveau quartier est loin d'être catastrophique. « Beaucoup d'aménagements reliés à la pente sont très efficaces à cet endroit », assure-t-il.

D'après M. Prévost, les risques font principalement leur apparition quand les citoyens « tournent les coins ronds pour sauver des sous ». Il admet de plus que les ingénieurs ont un rôle crucial à jouer pour éviter que des situations malheureuses ne surviennent.

« On essaie toujours d'améliorer la réglementation en fonction de ce qui arrive sur le terrain, insiste-t-il. Quant à savoir si on aurait pu faire les choses autrement dans ce secteur, c'est difficile à dire. Peut-être qu'on aurait pu exiger des terrains plus profonds, car, selon les murets construits par les gens, des superficies de sol plus ou moins grandes sont perdues. Mais ça aurait eu un impact assez limité. »




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