Le COGESAF oublié par le ministre Leitao

Stéphanie Martel est la directrice génétale du Conseil de... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Stéphanie Martel est la directrice génétale du Conseil de gouvernance de l'eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF).

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) La direction du Conseil de gouvernance de l'eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) déplore que l'organisme ait été oublié lors du dépôt du budget provincial du ministre des Finances, Carlos Leitao.

Le COGESAF est actuellement dans une « situation financière précaire » et aucun crédit supplémentaire en soutien aux organismes de bassins versants (OBV) n'est consenti dans ce budget ni même de fonds pour la mise en oeuvre des plans directeurs de l'eau.

Le montant nécessaire à la réalisation adéquate par le COGESAF du mandat donné par la loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection serait de 350 000 $ annuellement.

« Nous recevons le même montant de 124 500 $ depuis 2009 », se désole Stéphanie Martel, directrice générale. « Nous n'annonçons pas de fermeture de poste ni d'arrêt d'activités. Mais nous avions fait des demandes auprès de députés de la région pour avoir plus de fonds et nous constatons que nous ne recevrons pas plus d'argent pour effectuer notre mission. »

« Ce montant est nettement insuffisant, selon plusieurs acteurs de la société civile, dont les membres des OBV provenant de tous les milieux, municipaux, agricoles, forestiers, riverains et citoyens, pour élaborer et mettre à jour le plan directeur de l'eau de la zone de gestion, en faire le suivi, la coordination et la promotion auprès des nombreux acteurs du milieu. »

«Le risque pour le COGESAF est qu'il perde l'expertise de l'équipe de travail.»


10 500 kilomètres carrés

Le COGESAF fait remarquer que son territoire couvrant la zone de gestion Saint-François s'étend sur plus de 10 500 kilomètres carrés, en passant par trois régions administratives (Chaudière-Appalaches, Estrie et Centre-du-Québec) et l'État du Vermont.

Cela multiplie donc le nombre d'acteurs à mobiliser, sensibiliser et accompagner, précise-t-on.

« Nous devons faire des démarches pour aller chercher du financement à d'autres sources, mais l'argent vient souvent avec un mandat précis à un endroit sur une période de temps. Afin d'assurer le maintien en poste de l'équipe de travail, un temps considérable est consacré à remplir des demandes de financement de toutes sortes. Pendant ce temps, il nous est impossible de réaliser pleinement notre mission en plus de causer de l'essoufflement et un certain éparpillement dans les projets, en fonction du financement accordé », dit Mme Martel.

« Le risque que cours le COGESAF à continuellement être en situation financière précaire, est qu'il perde l'expertise de l'équipe de travail, cumulant plus de 40 ans d'expérience en gestion intégrée de l'eau par bassin versant. »

Catalyseur du milieu

Selon Jean-Paul Raîche, président du COGESAF, cette situation met « à risque non seulement notre organisation, mais également notre capacité à demeurer un catalyseur du milieu. Il devient très difficile de répondre aux besoins pressants des 114 municipalités touchant au territoire du bassin versant en sol canadien, des 12 MRC, des 45 associations riveraines, de nombreux acteurs du secteur agricole et tous les autres partenaires du milieu, et de les accompagner dans l'adoption de meilleures pratiques ayant pour but l'amélioration de la qualité de l'eau sans les ressources humaines appropriées. »




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