Richard Séguin se joint à SOS mont Hereford

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Le chanteur Richard Séguin appuie la campagne citoyenne provinciale SOS mont Hereford, mise sur pied par quatre organismes de conservation afin d'empêcher le passage de la portion québécoise de la ligne Northern Pass d'Hydro-Québec dans une aire protégée du mont Hereford.

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(Sherbrooke) C'est mercredi qu'avait lieu, à Montréal, le lancement officiel de la campagne citoyenne provinciale SOS mont Hereford, mise sur pied par quatre organismes de conservation afin d'empêcher le passage de la portion québécoise de la ligne Northern Pass d'Hydro-Québec dans une aire protégée du mont Hereford. À cette occasion, la coalition a reçu le soutien du chanteur Richard Séguin, en plus de lancer une opération d'appui en ligne.

Réunis en conférence de presse au Centre St-Pierre, à Montréal, Nature Québec, le Conseil régional de l'environnement de l'Estrie, Corridor appalachien et le Réseau de milieux naturels protégés, qui forment la coalition SOS mont Hereford, ont demandé au gouvernement d'obliger Hydro-Québec à respecter « le plus important legs testamentaire de conservation en terre privée de l'histoire au Québec », le massif du mont Hereford, dans le cadre du projet d'interconnexion Québec-New Hampshire.

Rappelons que malgré la recommandation principale du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui a récemment publié un rapport indiquant qu'Hydro-Québec « devrait réévaluer de manière plus détaillée la possibilité d'enfouir la ligne dans la portion sud », Hydro-Québec prévoit toujours imposer un tracé aérien qui traversera le massif de la montagne située près des villages d'East Hereford et de Saint-Herménégilde. Une large bande de forêt en pleine zone de conservation serait ainsi rasée, affectant paysage et biodiversité, soutient la coalition SOS mont Hereford.

« Au New Hampshire, on dépensera plus de 500 millions de dollars pour enfouir la ligne de transmission dans les Montagnes Blanches. Ici, Hydro-Québec enverra ses bulldozers sur un grand territoire naturel confié à perpétuité à des fins de conservation dans le testament d'un propriétaire privé », s'est indigné Christian Simard, directeur de Nature Québec. « Pourquoi ce deux poids deux mesures? »

Opération d'appui en ligne

L'auteur-compositeur-interprète Richard Séguin, un résidant de Saint-Venant-de-Paquette, n'a pu se présenter à la conférence de presse, mais a tout de même tenu à donner son appui à la coalition, qui réclame le contournement et l'enfouissement de la ligne sur un peu plus de 15 kilomètres.

« Nous avons souvent ce sentiment d'impuissance lié à la progression des phases de réalisation des projets d'Hydro-Québec, nous vivons souvent avec ce sentiment que de toute façon, ''tout est décidé d'avance'', les informations générales ou les consultations étant souvent là, non pas pour l'écoute du milieu, mais plutôt pour apaiser l'inévitable », a indiqué le chanteur dans un communiqué de presse. « Je suis conscient des besoins énergétiques de nos voisins, conscient aussi de la richesse que nous avons ici au Québec, mais notre façon de faire tout processus décisionnel au Québec doit primer par sa qualité et son respect face à l'environnement et à la population des communautés locales. »

Pour le moment, la coalition SOS mont Hereford se concentre sur l'opération d'appui en ligne qui a également été lancée mercredi. Il s'agit d'une plateforme web, le sos-hereford.org, sur laquelle les citoyens sont invités à se mobiliser. Mercredi soir, plus de 150 internautes s'étaient déjà inscrits pour appuyer la campagne.

« On demande aux gens d'aller lire nos revendications sur internet, et de signer s'ils sont d'accord et qu'ils souhaitent nous soutenir. Ensuite, notre campagne va se poursuivre de façon un peu moins publique : on va solliciter certains organismes qu'on trouve pertinents, et on va dévoiler ces appuis-là petit à petit », mentionnait Jacinthe Caron, directrice générale du Conseil régional de l'environnement de l'Estrie (CREE), en entrevue téléphonique avec La Tribune.

« [Nos actions] vont beaucoup dépendre de l'actualité. C'est sûr que s'il y a un décret gouvernemental, ça va changer la donne. Si le décret demande à Hydro-Québec de refaire ses devoirs et de suivre les recommandations du BAPE, on va quand même laisser la chance au coureur. Mais si ce n'est pas le cas, on va continuer la mobilisation publique. On est confiants », conclut Mme Caron.




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