Hydrocarbures: un Magogois demande «une meilleure force de frappe»

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Le lac Memphrémagog constitue une source d'eau potable pour des milliers de personnes.

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(Magog) Les projets d'exploitation pétrolière et gazière continuent d'alimenter les craintes dans le monde municipal au Québec, notamment en raison des risques associés à la fracturation hydraulique. Cependant, les municipalités semblent avoir de la difficulté à se concerter sur la question, si bien que le gouvernement du Québec pourrait leur imposer ses vues sans être inquiété.

Citoyen de Magog, Jean-Claude Morin est allé au micro lors de deux assemblées publiques du conseil municipal de sa ville au cours des dernières semaines. Il a insisté pour que la Ville de Magog joigne les municipalités qui souhaitent obtenir des assouplissements de la part du gouvernement provincial.

« Il faut qu'il y ait le plus de municipalités possible qui se donnent la main pour avoir la meilleure force de frappe face à Québec. On ne sait jamais où on verra des forages pour trouver des hydrocarbures », fait valoir M. Morin.

Ce citoyen rappelle que le lac Memphrémagog constitue une source d'eau potable pour des milliers de personnes et qu'on retrouve des quantités d'eau impressionnantes dans le sol un peu partout au Québec.

« On ne veut pas qu'un jour notre eau potable soit contaminée par des hydrocarbures. Il y a des fermiers en Pennsylvanie qui ont de graves problèmes parce que leur État a laissé des choses dangereuses se faire. Ça ne doit pas arriver ici », déclare Jean-Claude Morin.

Pour mieux comprendre le dossier, il faut savoir que le gouvernement du Québec a récemment adopté sous le bâillon la Loi sur les hydrocarbures et qu'il avait précédemment mis en vigueur le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection.

Trop peu sévère

Selon plusieurs maires, le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection n'est pas suffisamment contraignant en ce qui concerne les projets d'exploitation pétrolière et gazière. Les risques de contamination sont à leur avis trop élevés, si rien ne change.

Regroupant plusieurs maires insatisfaits de la situation, un « comité de pilotage » indépendant recommande aux municipalités d'adopter un règlement portant sur les distances devant séparer les projets de forage des puits.

« Nous voulons que les municipalités soient autorisées à décréter des règles plus sévères que celles imposées par Québec et, avant de regarder cette question en profondeur, le gouvernement souhaitait qu'on ait toutes notre propre règlement. On tente de mobiliser nos collègues, mais ce n'est pas si simple, car nos moyens sont limités », résume Lisette Maillé, mairesse d'Austin et membre du comité de pilotage.

Idéalement, le comité de pilotage aimerait que les conseils municipaux solidaires de la démarche proposée montent dans le train au plus tard en avril.




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