Déboisement à Orford : « ce projet va continuer »

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Le maire d'Orford Jean-Pierre Adam reconnaît que le déboisement réalisé en bordure du chemin Alfred-Desrochers n'avait pas été autorisé officiellement. Il indique toutefois qu'aucune entrave au processus normal n'a été commise en amont du projet immobilier prévu.

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(Magog) Fort discret depuis le début des critiques concernant son plus récent projet immobilier, l'homme d'affaires Georges Marois compte poursuivre les travaux entrepris.

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Georges Marois

Archives La Tribune

« Ce projet va continuer, a assuré M. Marois lors d'un entretien avec La Tribune. Toutes les procédures réglementaires de la municipalité ont été suivies et les citoyens qui ont participé au processus ont été satisfaits. Dans ce contexte, il n'y a pas vraiment de raison pour que je me retire, surtout qu'en plus les commerçants d'Orford m'appuient. »

Le projet immobilier en question doit voir le jour sur des terrains appartenant à l'homme d'affaires en bordure du chemin Alfred-Desrochers, à Orford. Il prévoit la construction d'une quinzaine de maisons sur des terrains de large superficie.

Si le promoteur s'est plié à toutes les exigences de la municipalité pendant des mois, il est néanmoins accusé d'avoir procédé à un déboisement sans autorisation au cours des dernières semaines.

« Une erreur dans les commandes s'est produite et un déboisement plus large que prévu a été fait. Normalement, c'est seulement un sentier qui devait être créé pour permettre la préparation des plans d'ingénierie, une chose qui se fait sans permis selon mon expérience. Mais plus de bois a été coupé sans que ce soit nécessaire », explique celui qui possède deux importants hôtels à Orford.

Reconnaissant l'erreur sans difficulté, Georges Marois confie qu'il paiera le montant demandé, si la municipalité lui remet un avis d'infraction.

Cela dit, il note qu'il lui faudra déboiser encore beaucoup plus pour construire la route, longue de 500 mètres, qui mènera aux maisons appelées à être érigées.

« La largeur du chemin actuel sera pratiquement multipliée par trois pour répondre aux exigences de la municipalité et d'Hydro-Québec. »

« C'est vrai que trop de bois a été abattu. Par contre, il faut comprendre que ce déboisement aurait été réalisé de toute manière, considérant que mon projet a été accepté par le Canton d'Orford. »

Georges Marois est d'autant plus surpris de la mobilisation citoyenne observée qu'il estime avoir présenté un projet intéressant du point de vue environnemental. « Les terrains auront une superficie de 5000 à 8500 mètres carrés à peu près. On parle donc de basse densité. Et n'ayez pas peur pour les chevreuils, ils continueront de passer sur les terrains des gens », soutient-il.

Une étude environnementale a de plus été complétée par une firme spécialisée. « À l'endroit où le projet est prévu, il n'y a rien d'exceptionnel au plan environnemental. C'est une plantation de pins et d'épinettes d'une trentaine d'années. »

Jean-Pierre Adam, maire d'Orford... (Archives La Tribune, Marie-Lou Béland) - image 2.0

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Jean-Pierre Adam, maire d'Orford

Archives La Tribune, Marie-Lou Béland

Orford poursuit son analyse

Subissant la pression de nombreux citoyens, le Canton d'Orford n'a pas encore décidé quels gestes il posera dans le dossier du déboisement effectué sans autorisation à proximité du chemin Alfred-Desrochers.

« On continue notre suivi et nos démarches concernant ce dossier, assure le maire d'Orford, Jean-Pierre Adam. On doit en reparler au conseil municipal lundi. Il faut s'assurer qu'on a en main tous les morceaux du casse-tête pour prendre une décision éclairée. C'est important de bien étudier la situation. Je ne veux pas qu'on agisse à la légère. »

Pour expliquer la prudence de son administration dans ce dossier, M. Adam souligne notamment que le Canton d'Orford a déjà été forcé de faire marche arrière après avoir remis un avis d'infraction pour un déboisement illégal. « On s'était finalement rendu compte que les arbres abattus étaient tombés à cause du vent », indique-t-il.

Même si M. Adam reconnaît que le déboisement réalisé n'avait pas été autorisé officiellement, il répète qu'aucune entrave au processus normal n'a été commise en amont du projet immobilier prévu dans le secteur de la coupe d'arbres.

« C'est un dossier dont on a discuté en conseil dès février 2016 et le projet immobilier soumis par le promoteur, Georges Marois, a fait l'objet d'une consultation publique, une étape préalable au changement de zonage qui était réclamé. Je considère qu'on a été tout à fait transparent. Il n'y a pas eu de cachette du tout de notre part. Des résolutions ont été dûment votées par le conseil municipal. »

Rappelons qu'une pétition comportant plus de 300 signatures a été remise au conseil en lien avec ce projet immobilier. Les signataires demandent à la municipalité de stopper rapidement le promoteur.

« Je comprends les citoyens de s'inquiéter, note Jean-Pierre Adam. Et c'est leur droit le plus strict de s'opposer. De notre côté, on est tenu d'agir selon un certain cadre et, en fonction de cela, on prend nos responsabilités. »

La situation est d'autant plus inconfortable, pour les élus, que les prochaines élections municipales se tiendront dans huit moi




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