«Nous étions prêts à répartir les patients dans quatre établissements»

La situation dans les urgences de la région était loin d'être catastrophique au... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) La situation dans les urgences de la région était loin d'être catastrophique au cours des deux derniers jours malgré la tempête qui a frappé l'Estrie et malgré les sorties de route et les carambolages. Dans les circonstances, il aurait même été difficile d'espérer un meilleur scénario.

C'est ce que rapporte Charles Lamontagne, coordonnateur à la sécurité civile au CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Pour assurer les services essentiels, il était question de reporter des rendez-vous non urgents et la population était invitée à ne pas se présenter dans des conditions non urgentes. 

« Il y a eu moins d'une centaine d'annulations dans l'ensemble de nos installations, mais ça ne s'est pas fait de façon systématique. Ces annulations nous ont donné la bouffée d'air qui nous était nécessaire pour répondre aux besoins des gens qui se présentaient », explique M. Lamontagne.

Les patients dont les rendez-vous ont été annulés ne retournent pas dans une file d'attente. « Ils sont repriorisés. Certaines cliniques ne sont pas ouvertes tous les jours, alors nous avons ouvert des journées prioritaires. Bon nombre de patients verront leur rendez-vous repris dès lundi. »

Le CIUSSS a aussi mis en place diverses mesures pour s'assurer de disposer du personnel suffisant. « Notre centrale de rappel a été ouverte jusqu'à minuit mardi et a ouvert une heure plus tôt mercredi pour nous permettre de trouver des remplaçants en cas de besoin. Nous touchons du bois, mais nous avons senti une mobilisation des employés qui ont cherché à honorer leur engagement de se présenter au travail. Ça s'est déroulé mieux que prévu. »

Code orange

Dans le même sens, le code orange déployé mardi soir à la suite du carambolage monstre sur l'autoroute 10 a été déclenché sans que le pire ne se produise. « Nous avons traité une dizaine de blessés mineurs. Quand on voit des carambolages, il y a souvent des traumatismes crâniens. C'est pour ça que nous prévoyions l'arrivée massive de patients et que nous avons déclenché le code orange. Nous étions prêts à répartir les patients dans quatre établissements, soit les deux de Sherbrooke, à Magog et à Coaticook. »

Le code orange modifie l'organisation du travail et assure qu'aucun membre du personnel ne quitte sans l'autorisation du gestionnaire. « Comme nous étions sur l'équipe de transition entre le jour et le soir, nous avions ce qu'il fallait pour répondre aux besoins, parce que nous avons plus de personnel le jour. Nous avons traité des fractures et des chocs émotifs, mais rien qui n'hypothèque la santé. »

Enfin, les activités de déneigement peuvent parfois faire grimper le nombre de consultations pour des problèmes cardiaques liés à l'effort. « D'habitude, lors de tempête, nous pouvons voir de légères augmentations de problèmes cardiaques, mais ça n'a pas été dénoté dans cette tempête-ci. »




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