Des jeux d'eau au lieu de Divertigo?

La présidente du comité consultatif d'urbanisme, Nathalie Pelletier,... (Fournie)

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La présidente du comité consultatif d'urbanisme, Nathalie Pelletier, est d'avis que le projet Divertigo a sa place à Magog, mais peut-être ailleurs qu'à la plage des Cantons.

Fournie

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(Magog) Le débat concernant le développement de la plage des Cantons est lancé. Aux deux extrémités du spectre, on retrouve les gens qui souhaitent le développement récréotouristique tout azimut du lieu et ceux qui espèrent tout bonnement sa renaturalisation. Et, entre les deux, tout un éventail de positions différentes, dont celle du compromis suggérée par la présidente du comité consutatif en urbanisme de la Ville de Magog, Nathalie Pelletier.

Mme Pelletier est d'avis que la Ville de Magog a le devoir d'écouter l'opinion des Magogois concernant la plage des Cantons. « On serait porté à croire que ce sont seulement les voisins qui ne veulent pas de Divertigo à la plage des Cantons, mais ce n'est pas le cas. Je questionne les citoyens un peu partout dans la ville et la majorité me dit que ce projet n'a pas sa place à cet endroit », révèle-t-elle.

La présidente du comité consultatif en urbanisme est donc en faveur du développement de la plage des Cantons, mais pas de n'importe quelle façon. « On pourrait ajouter des choses qu'on retrouve traditionnellement dans les parcs », propose-t-elle.

Par exemple, l'ajout sur place de jeux d'eau lui paraît une avenue très intéressante. Il s'agit d'ailleurs d'un projet que désire concrétiser la municipalité au cours des années à venir.

« Un module de jeux d'eau plus imposant aurait sa place à la plage des Cantons, lance-t-elle. Je crois que plusieurs personnes, même chez les gens qui critiquent Divertigo, accepteraient ça. »

Malgré tout, Nathalie Pelletier assure que le projet du promoteur Marco Patry lui plaît beaucoup. « J'avoue que les bruits de tyrolienne répétés et les cris des gens qu'il attirerait pourraient constituer de la nuisance sonore. Il faudrait donc trouver un autre endroit pour le réaliser », dit-elle.

Cependant, quand on demande à Mme Pelletier de proposer un lieu idéal pour la concrétisation du projet, elle n'en nomme aucun. « Je ne veux pas m'avancer là-dessus », affirme-t-elle.

Jeunes et retraités

Actionnaire du projet d'hébertisme aérien Divertigo en compagnie de Marco Patry, l'homme d'affaires Gilles Bélanger se montre inquiet lorsqu'il parle du débat qui fait rage actuellement à Magog.

« Ce qu'il faut se rappeler, c'est que cette plage appartient à la population en entier et pas seulement aux retraités. Ça prend des aires de jeu pour les plus jeunes et elles doivent être accessibles facilement. On a besoin d'une plage des Cantons à la fois verte et attrayante », explique M. Bélanger.

Dans la foulée, il soutient que le développement de l'économie magogoise requiert des infrastructures susceptibles de susciter l'engouement chez les jeunes familles. « Si on n'a pas ça, oubliez ça le développement des technologies de l'information à Magog », déclare-t-il.

Non seulement Gilles Bélanger plaide-t-il en faveur de la concrétisation du projet Divertigo, il suggère la construction d'une piscine de dimensions olympiques à la plage des Cantons.

« Des gens me diront qu'il y a un lac à côté, mais le problème de la dermatite du baigneur existe. En plus, cette plage n'est pas la plus plaisante parce qu'il y des bateaux qui circulent à proximité et que le fond de l'eau n'est pas agréable pour les pieds. »

Aux voisins de la plage qui craignent son développement, il suggère de réfléchir au choix qu'ils ont effectué en s'établissant à côté de ce lieu. « Le nord du Québec est parfait pour ceux qui veulent la paix », lance-t-il en boutade.




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