Un premier de classe forcé à l'abandon

Valérie Bernier et son fils Jérémy doivent rencontrer... (Fournie)

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Valérie Bernier et son fils Jérémy doivent rencontrer la direction de l'école Sainte-Thérèse mercredi afin de trouver une façon pour que l'élève puisse terminer son parcours secondaire.

Fournie

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Jérémy Bélisle était de ces rares élèves à apprécier l'école et à en mesurer son importance. Il a littéralement survolé ses années de primaire et de secondaire jusqu'à ce qu'un accident de la route le freine l'été précédant sa cinquième secondaire.

Le Drummondvillois circulait à vélo lorsqu'il a été heurté par une voiture. En ont résulté des maux de dos chroniques qui font en sorte qu'il ne peut demeurer assis plus de 60 minutes consécutives sans que la douleur devienne trop aiguë.

Déterminé à poursuivre ses études, il a amorcé sa cinquième secondaire dans une classe régulière, mais a été forcé à l'abandon. Il a essayé de nouveau l'année suivante, mais peine perdue. Il lui est impossible d'assister aux cours magistraux sur une longue période de temps. Cette situation l'a plongé dans une profonde dépression.

« C'était un élève brillant qui était inscrit au programme sport-études. Il a trouvé ça très dur de quitter l'école. J'ai eu peur de le perdre, raconte la mère du jeune homme, Valérie Bernier. Un jour, il m'a dit qu'il ne pouvait pas continuer à vivre s'il ne pouvait pas aller à l'école, qu'il ne voulait pas faire un travail d'étudiant toute sa vie et qu'il se sentait comme un déchet pour la société ».

Maintenant qu'il est âgé de 18 ans, il s'est inscrit à l'éducation aux adultes et envisage de suivre sa formation à distance. Il ne lui reste qu'à s'assurer de pouvoir réaliser ses examens. Un détail qui s'annonce particulièrement complexe.

« Il ne peut pas rester assis assez longtemps pour faire ses examens. Après une heure, il doit se lever et il ne suffit pas qu'il s'étire. S'il a mal, il a peur d'avoir encore plus mal et quand l'anxiété embarque, il n'arrive plus à se concentrer », ajoute la maman.

Selon Mme Bernier, la solution serait de permettre à Jérémy d'effectuer ses examens en deux parties, mais les autorités craignent le plagiat.

La CSDC prise dans le cadre légal

Selon le secrétaire général de la Commission scolaire des Chênes (CSDC), Bernard Gauthier, il n'est tout simplement pas possible, en vertu du cadre légal actuel, d'accommoder Jérémy Bélisle, et ce, malgré toute la bonne volonté de l'organisation, assure-t-il.

« La situation vécue par l'élève concerné n'est pas simple, d'une part en raison des limitations physiques auxquelles il fait malheureusement face et, d'autre part, en raison des règles auxquelles tout établissement d'enseignement doit se conformer en matière de sanction des études », résume-t-il.

« Ce dossier n'est donc pas fermé, en ce sens que nous tentons de déterminer la meilleure voie à suivre pour que l'élève obtienne son diplôme de cinquième secondaire, dans le respect des encadrements législatifs auxquels nous sommes assujettis », ajoute-t-il.

À la suite de l'intervention de La Tribune, la direction de l'école Sainte-Thérèse a pris rendez-vous avec Mme Bernier et son fils. Ils se rencontreront mercredi afin d'établir une stratégie.

Il est difficile de connaître les perspectives de rétablissement de Jérémy Bélisle.

Près de deux ans après son accident, il est en mesure de vivre et marcher normalement, mais ne peut courir ou demeurer dans la même position pendant une longue période. Des traitements d'ostéopathie ont réussi à lui apporter un soulagement, mais le mal est constamment de retour.




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