« Je pensais que j'allais mourir »

Vincent Hevey a cru qu'il allait mourir au... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Vincent Hevey a cru qu'il allait mourir au sommet du mont Lafayette pendant une randonnée en montagne qui a tourné au cauchemar, plus tôt cette semaine.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) L'épreuve qu'il a vécue plus tôt cette semaine au mont Lafayette, Vincent Hevey n'est pas près de l'oublier. Il a sincèrement cru qu'il allait mourir seul dans la neige et le froid sur cette montagne au New Hampshire, dont le sommet culmine à 1600 mètres d'altitude.

«À un certain moment, je pensais vraiment mourir, affirme Vincent Hevey. J'étais en train d'accepter cette réalité. Je me suis endormi avant que les secours n'arrivent. C'était plus fort que moi. Je me laissais aller.»

Habitant La Macaza mais originaire de la région de Magog, le jeune homme de 25 ans est un amant du plein air. Il avait à de multiples reprises gravi en raquettes des montagnes de la région avant de s'attaquer au mont Lafayette mercredi. Il ne s'attendait pas à affronter une telle épreuve ce jour-là.

Son ascension s'est amorcée tôt mercredi matin et elle a duré environ sept heures. Une fois au sommet, Vincent Hevey s'est aperçu que la température était particulièrement froide et qu'il ventait énormément. Il était accompagné de deux chiens, le sien et celui d'une amie.

Pour retrouver son chemin, il avait choisi d'utiliser son téléphone cellulaire. Il s'est cependant aperçu qu'avec le froid, au sommet, il était compliqué de se servir d'un tel outil, surtout lorsqu'il faut continuellement inscrire un mot de passe en ouvrant son appareil.

«Une boussole aurait été vraiment pratique, je m'en rends compte maintenant. Mon équipement, mes bottes et mes vêtements entre autre, n'était pas non plus très bien adapté pour une montagne de cette grosseur», reconnaît-il.

Grâce à une amie joint au téléphone et à des membres de sa famille, des secouristes sont partis à sa recherche vers la fin de la journée mercredi. Il leur a fallu environ sept heures pour se rendre jusqu'à lui.

Pour attendre les secours, Vincent Hevey s'était creusé un trou derrière une roche. Il est resté sur place en compagnie des deux chiens durant des heures. L'hypothermie l'a gagné, mais les deux animaux qui l'accompagnaient lui ont évité d'être complètement gelé.

«C'est mon chien Kimo qui a vu les secouristes le premier et c'est lui qui m'a averti de leur arrivée. J'ai utilisé ma lampe pour leur montrer que j'étais là.»

Partir seul

Une fois au bas de la montagne, il a dit au revoir aux bénévoles qui l'ont secouru et il est allé à l'hôtel pour se réchauffer et se reposer un peu. Il a fait le chemin du retour en compagnie de son ami Sébastien Jacques, venu à sa rencontre.

Extrêmement reconnaissant envers ceux qui l'ont sauvé, Vincent Hevey affirme avoir appris de précieuses leçons au mont Lafayette. «Pour faire ce genre de randonnée en hiver, il vaut mieux être avec des gens en forme qui, en plus, connaissent bien ce type d'activité. J'aime les situations extrêmes, mais là j'ai sous-estimé la difficulté», admet-il.

Au cours des prochaines semaines, il est peu probable qu'il tente sa chance à nouveau sur une montagne de plus de 1000 mètres d'altitude. «Je ne suis pas sûr que je veux revivre ça», lance-t-il.




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