Un employé de la Ville de Magog réclame des excuses

Jean-Yves Thériault... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Jean-Yves Thériault

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) Visé par des plaintes de harcèlement et d'intimidation qui se sont avérées non-fondées, un employé saisonnier de la Ville de Magog, Jean-Yves Thériault, a acheminé une mise en demeure à la municipalité afin d'obtenir réparation.

Dans la mise en demeure de M. Thériault, on explique qu'il a d'abord été « soupçonné de harcèlement et d'intimidation à l'égard d'une employée de la Ville de Magog », alors qu'il agissait à titre de chef d'une équipe au service des loisirs en 2014.

« À l'époque, une enquête avait été instituée par Sylvain Longpré, coordonnateur aux parcs, dans le but de vérifier le bien-fondé des accusations, compte tenu, entre autres, que les accusations provenaient, non pas de la victime alléguée mais bizarrement d'une tierce personne dont l'identité n'a jamais, même en date d'aujourd'hui, été divulguée à M. Thériault », indique-t-on dans la mise en demeure.

M. Longpré aurait rencontré la jeune employée et une de ses proches aussi à l'emploi de la Ville. Les informations obtenues par le coordonnateur aux parcs l'auraient amené à conclure que la plainte n'avait aucun fondement.

Malgré les conclusions de M. Longpré, le dossier a été rouvert dans la foulée de l'adoption d'une politique contre le harcèlement et l'intimidation par la Ville à la fin de 2015. Une lettre de dénonciation anonyme serait en effet arrivée à l'hôtel de ville peu de temps après l'entrée en vigueur de cette politique.

La lettre raconte essentiellement les faits qui s'étaient produits en 2014 et son auteur menace de dénoncer publiquement le « laxisme » de la municipalité. Selon la version de Jean-Yves Thériault et de son avocat Jean Beaudry, la lettre en question aurait été remise aux membres du conseil municipal de Magog au début de l'année 2016.

Une seconde «enquête» aurait été enclenchée et elle aurait à nouveau confirmé que M. Thériault n'avait rien à se reprocher. L'employé saisonnier aurait ensuite éprouvé des ennuis de santé qu'il attribue à cette histoire. Il juge que sa réputation a par surcroît été ternie.

À la fin de sa mise en demeure, l'employé exige des excuses de la part de la municipalité et demande qu'on dévoile les noms de la ou des personnes qui avaient déposé les deux plaintes. L'avocat Jean Beaudry ajoute que son client souhaite être indemnisé pour les « troubles et dommages » subis.

« La pire chose»

Rencontré par La Tribune, Jean-Yves Thériault se montre déterminé à obtenir réparation pour les difficultés rencontrées en raison de cette histoire. Il a, en plus de sa mise en demeure, acheminé une plainte au ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec.

Ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie Magog-Orford, M. Thériault est d'autant plus amer qu'il affirme n'avoir aujourd'hui que sa « dignité, son intégrité et son appartenance à son milieu » comme fierté.

« C'est la pire chose qu'on pouvait me faire, lance-t-il. Ça va me chercher dans mes valeurs personnelles. Surtout qu'il était question de harcèlement sexuel à l'origine, un sujet auquel je suis très sensible à cause de mon vécu. »

La Tribune a tenté d'obtenir des explications concernant ce dossier de la part de la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, mais celle-ci a préféré s'abstenir de commenter.




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