Thetford Mines réclame un accès aux haldes

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Nelson Fecteau
La Tribune

(Thetford Mines) Le député de Mégantic-L'Érable, Luc Berthold, le maire de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau et l'ingénieur minier et secrétaire de la CCITM, Pierre Laroche, ont chacun à leur façon lancer un message unanime au gouvernement d'Ottawa. En cas d'interdiction totale de l'amiante, les entrepreneurs de la région devront conserver un accès permanent aux haldes de résidus miniers.

près avoir brossé un historique du dossier de l'amiante à la fois au niveau du gouvernement d'Ottawa que de celui de Québec, le député Luc Berthold a souligné qu'aucune garantie écrite assurait l'accès permanent aux résidus miniers. « Si la région n'est pas derrière nous, nous n'aurons pas l'écoute du gouvernement dans le dossier de la future réglementation interdisant l'amiante sous toutes ses formes. Il ne faut pas se chercher des alliées à Ottawa. Nous avons un bulldozer devant nous. Il faut nous battre pour nous, pour nos jeunes. La ministre doit également venir nous voir en région pour comprendre la problématique », a-t-il averti devant un auditoire de près de 100 personnes constituant les forces vives de la région.

Argumentant dans le même sens que le député Berthold, le maire Brousseau a affirmé avoir hâte que la science et les faits reprennent le dessus dans ce dossier. « Il faut rendre leur position gênante avec une argumentation solide contre leurs motifs flous. Nous avons l'obligation de sensibiliser le gouvernement d'Ottawa, d'ouvrir la machine. Il ne faut pas laisser tout le terrain aux groupes de pression. J'espère que le reste de la démarche fera preuve de plus de considération pour notre milieu. On souhaite seulement du gros bon sens », a-t-il déclaré en soulignant l'immense potentiel économique des résidus, le dynamisme et la créativité des entrepreneurs de la région.

L'ingénieur minier Pierre Laroche a appelé le gouvernement à une extrême prudence dans ce dossier en soulevant un argument de taille.

« La voie du bannissement n'est pas la meilleure idée du siècle. À ma connaissance, avec l'interdiction de l'amiante, ce serait la première fois au Canada que l'on bannit une richesse naturelle. Ils devraient être prudents. De l'amiante, il y en a partout même dans les mines de nickel. Il y en a en Ontario, au Yukon, en Colombie Britannique, à Terre-Neuve. Le bannissement est excessif, radical, irréversible. C'est une approche totalitaire. »

M. Laroche a parlé de la liberté d'entreprendre et a également répété que la région devra se battre pour conserver un droit d'accès aux résidus miniers.

Plusieurs figures importantes du secteur de l'amiante assistaient à ce dîner-conférence dont Jean-Marc Leblond, président de l'International Chrysotile Association, Clément Godbout, ex-président de l'ex-Institut du chrysotile, Serge Boilard, président du Mouvement Pro-Chrysotile, Mario Simard de la Société Asbestos Ltée, John LeBouthillier, président de la Société Mazarin, le ministre Laurent Lessard et de très nombreux autres chercheurs, entrepreneurs et hommes et femmes d'affaires de la région.

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