Donald Trump: la population de Newport divisée

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(Newport, Vermont) À l'image de l'ensemble de la société américaine, la population de la région de Newport, aux États-Unis, est divisée en ce qui concerne le début de mandat de Donald Trump. Certains affichent leur optimisme et d'autres leur déception, mais on rencontre par surcroît beaucoup de gens qui se montrent indifférents à son arrivée à la Maison-Blanche.

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Tomas Tullis

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(recu de Gagnon, Jean-Francois )Carol Ann Trombly

« Je ne crois pas que son arrivée va changer bien des choses, lance Steve Smith à la sortie de l'hôtel de ville de Newport. Éventuellement, c'est vrai que M. Trump pourrait provoquer des changements qui m'affecteraient personnellement. Malgré tout, je ne pense pas trop à tout ça. »

Également croisé au centre-ville de Newport, Mark Messier est tout aussi sceptique. « J'aurais le goût de l'action, mais le nouveau président est surtout quelqu'un qui parle. C'est difficile de le prendre au sérieux. On le voit déjà prêt à reculer sur des choses qu'il a promises », prétend-il.

July Mason ne se sent pas plus interpelée par le président milliardaire. « Je ne suis pas la politique », note-t-elle, avant de reprendre sa marche avec un pas rapide.

En visite à Newport vendredi, le Magogois Daniel Blais a lui également constaté le désintérêt de plusieurs face à la cérémonie d'investiture tenue le jour même à Washington. « Je mangeais ce midi dans un restaurant et, sur 25 clients, seulement un regardait l'écran où on voyait la cérémonie », a-t-il raconté.

N'empêche, tous ne sont pas désintéressés. Ainsi, le Vermontois Jim Campbell est fier de révéler qu'il appuie Trump. « On a eu huit ans de rien du tout avec son prédécesseur alors je suis plutôt content qu'il arrive. C'est un homme qui connaît vraiment bien le domaine des affaires et, moi, je considère que c'est très encourageant », explique-t-il.

Un autre habitant du secteur, Tomas Tullis, n'est pas un supporter de la première heure de Donald Trump, mais il accepte sans trop de difficulté de lui laisser sa chance « parce qu'il est le président que la population a élu. »

« J'espère qu'il ne nous placera pas dans des situations trop délicates avec ses commentaires sur la Chine ou la Corée du Nord et même la Russie, mentionne M. Tullis. Pour l'instant, je le trouve surtout rafraîchissant : il n'est pas un vrai politicien et pourrait donc faire les choses autrement. S'il améliorait la balance commerciale des États-Unis, je serais très content. »

Un désastre?

Quant à elle, Carol Ann Trombly amorce l'ère Trump sans aucun enthousiasme. « Son arrivée au pouvoir est un désastre. C'est vrai qu'il est intelligent quand il s'agit d'argent. Par contre, cet homme ne connaît rien à la politique et c'est inquiétant. »

Parce qu'elle jugeait que les deux candidats n'en valaient pas la peine, Mme Trombly n'a voté ni pour le président élu, ni pour sa principale adversaire, Hillary Clinton. Elle espère maintenant que l'homme choisi par la population sera capable d'évoluer. « Je n'aime pas la façon dont il traite les femmes, les immigrants et les handicapés. Il faudrait qu'il change son attitude », confie-t-elle.

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Brianna Batson

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Diana Stockwell

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Travaillant dans une boutique au centre-ville de Newport, Brianna Batson avoue avoir été « horrifiée et embarrassée » quand Donald Trump a remporté les élections américaines en novembre dernier. Elle craint que le nouveau président ne cause de graves ennuis à son pays et à la planète tout entière.

« Ça me fait peur pour les droits civils et les femmes, admet-elle sans difficulté. Et puis il y a la question des changements climatiques : Trump refuse de croire que ça existe, ce qui risque d'avoir des conséquences néfastes si on laisse fleurir à nouveau des industries qui sont très polluantes. »

Une autre citoyenne de la région, Diana Stockwell, affirme qu'elle « prie pour le monde entier » ces jours-ci. « Une chose terrible s'est produite lors de l'élection de cet homme. Je suis très inquiète. La fin du monde devient possible. »

Cette citoyenne soutient cependant que certains élus républicains pourraient être tentés de se placer en travers de la route de Donald Trump, advenant que ce dernier dépasse les bornes. 

« C'est l'espoir que j'ai. Et je pense par ailleurs que, au besoin, la population va se mobiliser pour l'empêcher de trop faire dériver le pays. »

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