Solidarité avec les agriculteurs

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L'Union des producteurs agricoles de l'Estrie menace de bloquer l'accès des terres aux motoneigistes si aucune entente n'est conclue avec le gouvernement d'ici le 1er février concernant les hausses de taxes foncières.

Spectre Média, Jessica Garneau

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Julie Lupien
La Tribune

(Valcourt) La menace par l'Union des producteurs agricoles de l'Estrie de bloquer l'accès des terres aux motoneigistes si aucune entente n'est conclue avec le gouvernement d'ici le 1er février concernant les hausses de taxes foncières n'inquiète pas outre mesure les organisateurs du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt.

Par contre, on trouve déplorable pour le milieu qu'une fois de plus les agriculteurs usent de ce moyen de pression pour se faire entendre.

« Si la fermeture des sentiers se concrétisait, cela ne nuirait pas seulement au Grand Prix, mais à l'ensemble des commerces de la région », soutient Marie Pier Lemay, directrice générale du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt, en rappelant que le Val-Saint-François est le berceau de la motoneige.

Elle ajoute être en faveur des moyens de pression exercés par les agriculteurs, mais aimerait qu'ils en choisissent un autre. « Ce n'est pas la première fois qu'ils ferment l'accès à leurs terres comme moyen de pression et ça ne fonctionne pas. D'autre part, c'est certain qu'on n'est pas à leur place. »

Pour sa 35e édition, les organisateurs du Grand Prix souhaitent évidemment que les sentiers de motoneige soient accessibles aux visiteurs afin qu'ils puissent « vivre une expérience client » totale en se rendant à l'évènement en motoneige. Cette année, 500 pilotes fouleront les pistes de course du 10 au 12 février. On chiffre à 5,4 M$ les retombées économiques engendrées par la tenue du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt dans la grande région touristique des Cantons-de-l'Est.

Du côté du Club Quad de la MRC du Val St-François, les adeptes de randonnées motorisées pourraient eux aussi se retrouver face à des accès interdits si les agriculteurs utilisaient leur moyen de pression. Le directeur bénévole des agents de surveillance de sentiers et de la surveillance du territoire du Club Quad, Sylvain Roy, est tout de même solidaire. « Je les comprends. On ne peut pas être contre leurs revendications. Seulement, ce sont les clubs quad qui en subissent les contrecoups. »

Il se demande également ce que fait le gouvernement avec la situation des agriculteurs puisque ce n'est pas la première fois que ceux-ci ferment l'accès à leur terre comme moyen de pression. Il se demande aussi comment ce gouvernement désire promouvoir le tourisme « tout en n'aidant pas vraiment les principaux acteurs qui font vivre le tourisme au Québec », dont les clubs quad.

Dans le Val St-François, 50 % des 187 kilomètres de sentiers du Club traversent en alternance des terres agricoles et non agricoles.

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