Un comité de vigie à Magog

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Le conseiller municipal Jean-Guy Gingras, le préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers, les maires Philippe Dutil et Louis Veillon, ainsi que la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, souhaitent obtenir des réponses quant aux orientations du CIUSSS de l'Estrie - CHUS relativement aux activités à l'hôpital de Magog.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) Un comité de vigie sera créé à Magog pour s'assurer que le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie - CHUS continue d'offrir des services suffisants et adéquats à la population de la région magogoise.

À l'origine de la création de ce comité de vigie, le conseiller municipal Jean-Guy Gingras y jouera normalement un rôle central. La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, de même que le préfet de la MRC de Memphrémagog, Jacques Demers, devraient siéger à ses côtés en compagnie d'autres élus municipaux et représentants du milieu.

« On met sur pied ce comité pour une durée indéterminée. On a l'impression de revivre 1997, année où on avait annoncé la fermeture du bloc opératoire à Magog. On préfère prévenir que guérir alors on se met tout de suite à l'action », a confié M. Gingras lors d'un point de presse tenu à Magog mardi matin.

Selon M. Gingras, les citoyens de la région magogoise ne sont pas suffisamment bien informés des décisions prises par le CIUSSS - CHUS concernant les services offerts à l'hôpital de Magog, désormais intégré à une mégastructure.

« En ce moment, il y a de l'inquiétude chez les citoyens de notre secteur à cause de la réforme en santé, fait valoir M. Gingras. Il faut dire qu'on apprend les décisions au sujet de l'hôpital de Magog au compte-goutte. L'autre élément qui me préoccupe, c'est le fait qu'il n'y a plus aucun représentant de notre région au conseil d'administration du CIUSSS. »

Vicki-May Hamm affirme pour sa part qu'il est devenu difficile, même pour les représentants élus, d'obtenir l'heure juste quant à l'avenir des différents services à l'hôpital local. « Avant, la communication était simple, mais là on ne sait plus trop vers qui se tourner à l'exception de la haute direction », dit-elle.

Mme Hamm avoue également son malaise face à la réforme en cours dans le système de santé au Québec. « On coupe des services et des emplois de qualité dans les centres de santé en région. Ça atteint notre capacité à dynamiser notre milieu », déplore-t-elle, sans toutefois vouloir condamner l'ensemble des mesures prises pour améliorer l'efficience du système.

Pour sa part, Jacques Demers reconnaît que la « santé n'est pas de compétence municipale ». Il juge donc anormal que les représentants des municipalités du Québec soient interpelés par des citoyens inquiets. « Ces temps-ci, les gens se tournent vers nous pour avoir des réponses par rapport aux problèmes dans les hôpitaux. Je trouve que ce n'est pas normal », déclare-t-il.

Le CIUSSS à l'écoute

Présidente-directrice générale du CIUSSS de l'Estrie - CHUS, Patricia Gauthier se montre heureuse de voir qu'un dialogue pourra s'ouvrir avec des intervenants du secteur de Magog. Elle aurait cependant préféré que les futurs membres du comité de vigie procèdent autrement.

« On a tenu des rencontres sur tout le territoire de décembre à mars, note Mme Gauthier. On a communiqué aux gens un mode d'opération, mais cette communauté ne s'est pas organisée. Peut-être qu'on s'attendait mutuellement. »

La grande patronne du CIUSSS ajoute qu'il n'est pas dans l'intention de son organisation de fermer l'urgence du centre de santé magogois ni d'autres services importants à l'intérieur de ce dernier. « On veut notamment que les gens de Sherbrooke aillent sur place pour des opérations parce qu'il y a moins d'attente là-bas. On désire que les services soient dispensés de façon équitable », mentionne-t-elle.

Une rencontre entre des représentants du CIUSSS et de la région de Memphrémagog aura vraisemblablement lieu le 4 janvier prochain. Ce sera l'occasion de jeter les bases d'un nouveau dialogue.

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