Amiante: Marie-Claude Bibeau se fait rassurante

La ministre du Développement international et de la... (Archives, La Tribune)

Agrandir

La ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le projet de loi fédéral visant à bannir l'amiante du Canada ne serait pas imminent et plusieurs étapes demeureraient à être franchies avant qu'il ne soit déposé, a tenu à rassurer Marie-Claude Bibeau.

La ministre du Développement international et députée de Compton-Stanstead a indiqué lundi qu'elle ne « s'attend pas à avoir un projet de loi avant le départ pour les Fêtes », ajoutant qu'elle en serait « très étonnée ».

« J'aurai plus de détails au courant de la semaine. J'en suis là dans mes discussions avec mes collègues et je n'ai pas envie d'appuyer sur le bouton "panique" à ce moment-ci. On veut prendre des décisions qui sont vraiment basées sur des faits, sur la santé des citoyens, puis là on parle de résidus des mines (d'amiante), on ne parle pas vraiment de la substance elle-même dans sa forme la plus nocive pour la santé. J'ai confiance qu'on va trouver, même si je ne peux rien affirmer à ce moment-ci. Il faut pousser les discussions ; il faut bien expliquer les implications pour la santé et pour l'économie de notre région. »

Marie-Claude Bibeau se dit bien au fait des enjeux liés au recyclage des haldes de résidus de la mine Jeffrey et comprend la levée de boucliers des députés provinciaux de Richmond et de Lotbinière-Frontenac, Karine Vallières et Laurent Lessard. Elle entend poursuivre les discussions auprès de ses collègues pour les sensibiliser à la réalité d'Asbestos, qui mise sur l'implantation d'entreprises dédiées à récupérer les quelque 400 millions de tonnes de résidus minier pour se relancer.

« Je suis très consciente des enjeux pour notre région et j'en ai parlé encore ce midi avec la ministre des Sciences (Kirsty Duncan). Vouz pouvez compter sur moi pour expliquer clairement autant à la ministre des Sciences qu'à la ministre de l'Environnement (Catherine McKenna) qui sont toutes les deux responsables de ce dossier quels sont les enjeux et faire la distinction entre l'exploitation de l'amiante pure et son utilisation dans les matériaux d'isolation ou autre, et la revalorisation des sites miniers. De mon point de vue, il y a vraiment une différence importante à faire. »

« Ça fait quand même plusieurs années et plusieurs millions de dollars qu'on investit dans la revalorisation de ces résidus et il faut prendre ça en considération », a également souligné Mme Bibeau.

Marie-Claude Bibeau rencontrera d'ailleurs une délégation de la région menée par Karine Vallières mercredi pour approfondir le dossier. Celle qui est également ministre de la Francophonie dit avoir confiance en son pouvoir d'influence.

« Sans parler spécifiquement de ce dossier-là, il y a différentes tables où on peut faire valoir nos points de vue. Nous sommes 40 députés du Québec, dont six ministres et un premier ministre. Le caucus du Québec se réunit toutes les semaines et c'est le genre de dossier que je peux amener au caucus du Québec, partager avec mes collègues et lorsqu'on arrive au caucus national, on fait rapport de nos discussions. Déjà là, ça met un poids, en plus des discussions de lobby, de corridors, des discussions faites à mon bureau de comté et autour de la table des ministres. Tout ça, ça pèse sur les arguments, et il y a plusieurs endroits où je peux faire valoir des dossiers comme ça », résume-t-elle.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer