Le projet de bannissement complet de l'amiante inquiète Thetford Mines

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Même s'il n'est plus question de réouverture de mines d'amiante, le projet de loi du NPD aurait un impact majeur sur les projets de valorisation des résidus miniers et sur la valeur foncière du territoire, selon le maire de Thetford Mines Marc-Alexandre Rousseau.

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Nelson Fecteau
La Tribune

À l'instar des députés Luc Berthold et Alain Rayes, le maire de la Ville de Thetford Mines, Marc-Alexandre Brousseau, s'est déclaré fort inquiet relativement au projet de loi déposé à la Chambre des Communes visant le bannissement complet de l'amiante et de tous les produits qui en contiennent. Il a invité le NPD à se rétracter.

« Le passage de l'exploitation minière chez nous a laissé des traces indélébiles avec l'accumulation de plusieurs centaines de millions de tonnes de résidus miniers. Un tel projet de bannissement de l'amiante sous toutes ses formes affecterait non seulement le potentiel industriel de nos haldes minières qui contiennent, outre de l'amiante, du magnésium, du chrome, du nickel et du platine, mais entraînerait des répercussions directes sur les emplois qui en découlent ou en découleront. Il n'est plus question de réouverture de mines, mais de projets de valorisation des résidus miniers. De plus, l'impact serait majeur sur la valeur des propriétés minières qui sont les plus grands propriétaires fonciers de notre territoire. Cela occasionnerait une baisse importante des revenus de taxes pour la Ville », a d'abord expliqué le maire Brousseau.

Ce dernier a poursuivi en affirmant que cette offensive du Nouveau Parti démocratique frappait la région de plein fouet. « Nous connaissons le sujet mieux que quiconque. Nous savons comment interagir en présence d'amiante et nous sommes tout à fait conscients que tout risque nécessite les mesures de sécurité appropriées », a-t-il ajouté.

Marc-Alexandre Brousseau a profité de l'occasion pour passer un message aux deux paliers de gouvernement actuels. « La gestion de l'amiante sur notre territoire entraîne des dépenses considérables. La décision de mettre fin à cette industrie nous a causé des torts et des ennuis économiques majeurs. Le gouvernement fédéral a fait un bon pas avec l'octroi d'un fonds de 50 millions $ pour aider notre région et celle d'Asbestos à se relever. Cependant, tout démontre aujourd'hui que ce montant n'est pas suffisant. Le fonds sera bientôt épuisé et plusieurs projets ne pourront en bénéficier. Heureusement, nous pouvons compter sur le dynamisme de la région. Il devient de plus en plus évident que les deux paliers de gouvernement devront en faire plus pour soutenir notre économie », a poursuivi le maire.

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