Arthabaska : Daigle veut un guichet unique pour les entreprises

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Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, est entouré de l'ancien député Jacques Baril et du candidat Jacques Daigle.­

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Conscient que les entrepreneurs québécois gaspillent temps et argent à rendre des comptes au gouvernement du Québec, le candidat du Parti québécois dans Arthabaska, Jacques Daigle, a suggéré la création d'un guichet unique pour les entrepreneurs qui éviteraient de se perdre dans les dédales bureaucratiques.

« Le gouvernement semble avoir comme politique économique de nuire aux entrepreneurs qui veulent démarrer leur entreprise. Je propose de mettre en place un guichet unique. Ceci éviterait beaucoup de perte de temps et d'énergies. Un entrepreneur ne doit jamais avoir à transmettre plus d'une fois la même information. Les ministères et organismes devraient apprendre à repenser leur action à travers la lentille des PME. En plus de partager l'information entre eux, ils devraient apprendre à arrimer leurs demandes pour en réduire le nombre, à les automatiser et à les simplifier », affirme le prof de philosophie.

Accompagnant son candidat lors d'une visite de la nouvelle usine de Fruit d'Or, le chef du PQ, Jean-François Lisée, a estimé à 8 milliards $ les coûts globaux annuels reliés à la paperasse exigée par le gouvernement. Il est allé plus loin en suggérant que les entreprises qui ont moins de cinq années d'existence devraient avoir droit à un traitement de faveur.

« On a des assureurs qui pardonnent trois fois, mais au ministère du Revenu, les entrepreneurs sont considérés comme coupables à moins de prouver leur innocence. C'est ce qu'on appelle un « racket ». La moitié des entrepreneurs disent à leurs enfants de ne pas se lancer en affaire parce que c'est trop compliqué. Ce n'est pas normal. Peut-on aider ceux qui créent des emplois », ajoute M. Lisée.

Un rapport de force en agriculture

En ce qui a trait à l'agriculture, sujet chaud de la campagne électorale dans Arthabaska, M. Lisée demande au gouvernement du Québec de faire pression sur Ottawa et de ne pas permettre l'accord de libre-échange avec l'Europe tant que les producteurs laitiers n'obtiendront pas de mesure compensatoire pour les pertes prévues.

Il désirait que le gouvernement demande à tout le moins une commission parlementaire sur la question, mais a obtenu un refus. « Philippe Couillard m'a répondu que son devoir était d'entretenir de bonnes relations avec Ottawa. C'est correct d'avoir de bonnes relations, mais si c'est le temps de mettre son point sur la table, on se raccommodera après », suggère-t-il.

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