Guatémaltèques floués : les 15 travailleurs ont été libérés

Les trois derniers travailleurs guatémaltèques toujours emprisonnés pour s'être... (Archives La Presse)

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(Victoriaville) Les trois derniers travailleurs guatémaltèques toujours emprisonnés pour s'être retrouvés sans permis de travail valide ont été libérés, mardi en mi-journée, après avoir passé près d'un mois derrière les barreaux.

Des 15 Sud-américains concernés par cette nébuleuse histoire, 13 se trouvent toujours en sol canadien. Les deux autres ont été déportés. Le premier a émis k souhait de se rendre au chevet de son frère qui se retrouvait dans une situation précaire, alors que le deuxième n'aurait pas répondu adéquatement aux demandes du ministère de l'Immigration.

Les Guatémaltèques toujours au Québec ont été placés sous la responsabilité d'églises catholiques et protestantes qui voient à leur francisation, en plus de leur offrir des activités d'apprentissage et de développement le temps que leur situation se régularise.

Soutenus par leur avocate, Me Susan Ramirez, ils ont demandé à ce que l'on revoit la décision de les déporter et ils ont fait une nouvelle demande de permis de travail. Le délai normal de réception d'un tel permis est de trois ou quatre mois, on demande au gouvernement d'accélérer le processus afin qu'ils puissent rapidement se trouver un nouvel emploi et subvenir aux besoins de leurs familles toujours dans leur pays.

« Les travailleurs qui sont toujours ici sont déterminés à trouver un nouvel emploi. On a demandé un permis de travail ouvert afin qu'ils puissent aller où ils le désirent », explique l'avocate.

Pendant ce temps, le ministère de l'Immigration fera une évaluation des risques au renvoi, procédure qui peut prendre un peu plus de six mois. Des plaintes ont également été déposées contre l'agence de placement Les Progrès et son propriétaire Esvin Cordon, ainsi que contre les entreprises agricoles qui ont embauché les Guatémaltèques initialement et qui ne leur ont pas offert les conditions promises. Parmi ces entreprises, on retrouverait Services avicoles JGL de Victoriaville.

Au moment d'écrire ces lignes, M. Cordon avait été rencontré par les policiers, mais aucune accusation n'a été formellement déposée.

Rappelons que ces travailleurs étrangers ont été floués par des entreprises agricoles de la région de Victoriaville, ainsi que par l'agence de placement Les Progrès et se sont retrouvés sans permis de travail valide.

Sachant que ces travailleurs n'avaient pas les conditions qu'ils souhaitaient, Esvin Cordon les a approchés afin de leur offrir un autre emploi. Il leur suggérait de faire pour eux les démarches nécessaires afin qu'ils obtiennent un nouveau permis de travail au coût de 4500 $. Les travailleurs ont permis qu'on prélève des sommes de leur salaire, mais n'ont jamais obtenu les autorisations pour lesquelles ils ont payé.

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