La centralisation inquiète au Centre de santé de Magog

Le Syndicat du personnel infirmier, technique et professionnel... (Spectre Média, René Marquis)

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Le Syndicat du personnel infirmier, technique et professionnel (SPITP) du centre de santé de Magog a effectué une sortie publique, lundi, pour dénoncer le transfert anticipé de services de l'hôpital de Magog vers Sherbrooke.

Spectre Média, René Marquis

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(Magog) Le processus de centralisation entrepris au sein du CIUSSS de l'Estrie-CHUS inquiète à la fois le personnel du centre de santé de Magog, les élus de la municipalité et les habitants de cette ville.

Lundi après-midi, le Syndicat du personnel infirmier, technique et professionnel (SPITP) du centre de santé de Magog a effectué une sortie publique pour dénoncer le retrait de services à l'hôpital de Magog. Selon le syndicat, deux unités liées à la gériatrie seront transférées à Sherbrooke en 2017.

La première unité permet l'évaluation et le traitement de certains cas plus complexes tandis que la seconde a été créée dans le but de faciliter la réhabilitation de patients appartenant au « grand âge ». La durée moyenne des séjours dans les deux unités est égale ou supérieure à 30 jours.

« On s'inquiète pour les familles, car elles devront se déplacer jusqu'à Sherbrooke pour voir la personne hospitalisée. On peut donc dire que l'accessibilité sera réduite alors que c'est important pour les patients âgés d'avoir le soutien de leurs proches », déplore Lesly Meunier, vice-présidente du SPITP du centre de santé de Magog.

Les syndiqués sont également « inquiets », confie la présidente du syndicat, Annick Métivier. L'inquiétude est d'autant plus grande, parmi le personnel, que la direction transmettrait peu d'information quant à la réorganisation en cours au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

« Souvent, nos patrons immédiats ne sont pas au courant des derniers développements en ce qui a trait à la réorganisation. On n'a aucune idée de ce qui s'en vient en ce moment. L'improvisation à laquelle on assiste fait peur », lance Lesly Meunier.

D'après Annick Métivier, les services de proximité sont potentiellement dans la mire des dirigeants du CIUSS-CHUS. « On veut défendre nos membres, mais aussi la population locale. Il est important que les gens de Magog et des environs puissent profiter de services près de chez eux », note-t-elle.

Conseiller municipal à Magog, Jean-Guy Gingras est très sensible au discours des deux représentants syndicaux. Il craint que le centre de santé de la municipalité fasse les frais de la réorganisation amorcée.

« Les gens ont de l'inquiétude localement et me posent des questions par rapport à ce qui se passe à l'hôpital. Le scénario actuel ressemble beaucoup à ce qui s'est produit en 1995 quand on avait lutté pour préserver nos acquis en santé à Magog. Il ne faut pas oublier que la population de la ville est vieillissante », explique M. Gingras.

Il n'a pas été possible lundi d'obtenir des commentaires de la part de la direction du CIUSSS-CHUS concernant la situation à l'hôpital de Magog. Des éclaircissements sont attendus à court terme.

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