Élections dans Arthabaska: Un conservateur et un vert entrent dans la course

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(Victoriaville) Ils seront finalement six à sillonner la circonscription d'Arthabaska au cours des prochaines semaines en vue de l'élection partielle visant à nommer un successeur à Sylvie Roy, députée indépendante décédée le 31 juillet.

Guy Morin représentera le Parti conservateur du Québec, alors que le chef du Parti vert, Alex Tyrell fera lui-même la course pour sa formation.

M. Morin est le vice-président du collectif Tous contre un registre québécois des armes à feu. Il a eu l'occasion de rencontrer la députée défunte à de nombreuses reprises au cours de la dernière année afin de faire progresser son projet. Mme Roy n'avait pas hésité à défendre son projet et avait porté une pétition émanant du regroupement.

Après avoir essuyé des revers dans Notre-Dame-de-Grâce et Chicoutimi au cours des dernières années, le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrell, militera du côté d'Arthabaskaen vue des élections du 5 décembre.

Le jeune homme originaire de Montréal a assuré qu'il fera campagne sur le terrain et qu'il y fera la promotion de ses idées, même s'il ne réside pas à proximité de la circonscription.

Il profitera notamment de la tribune qui lui est allouée afin d'alerter les électeurs en lien avec le projet de loi 106, qui vise à attribuer un pouvoir accru aux entreprises pétrolières et gazières.

Au cours des dernières années, le Parti Vert a ajouté quelques cordes à son arc ajoutant un volet social à ses considérations environnementales.

Ces candidatures s'ajoutent à celles d'Éric Lefebvre (Coalition avenir Québec), Luc Dastous (Parti libéral du Québec), Jacques Daigle (Parti Québécois) et Sarah Beaudoin (Québec solidaire).

Au tour de Martin Coiteux de visiter Arthabaska

Si la tendance se maintient, c'est presque tout le conseil des ministres qui aura fait un détour par la circonscription d'Arthabaska afin d'appuyer la candidature du Libéral Luc Dastous en vue de l'élection partielle du 5 décembre.

Hier, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, était à Victoriaville afin d'y rencontre le maire André Bellavance, ainsi que les employés municipaux. Il en a notamment profité pour discuter des enjeux de la région, dont le dragage du réservoir Beaudet.

« C'est un projet important et nous allons mettre le maire en contact avec les ministères concernés. Il y a plusieurs programmes qui permettent d'obtenir du financement pour ce type de projet », a spécifié le ministre.

Le candidat Dastous s'est évidemment réjoui de ce nouveau coup de pouce de son parti. Il croit que ces visites répétées représentent bien l'intérêt des libéraux pour Arthabaska et il souhaite que ça se poursuive au-delà des élections.

« Ce que j'offre aux gens de la région, c'est un accès direct au gouvernement. Il n'y a que moi qui pourrai avoir un accès aussi direct avec les ministres. Le gouvernement demeurera le même, c'est une élection partielle », dit-il.

De récents sondages confèrent une importante avance à la Coalition avenir Québec à quelques semaines des suffrages. Luc Dastous n'a toutefois pas le même son de cloche sur le terrain.

« C'est très positif, ça n'a rien à voir avec l'élection de 2014. Les gens me connaissent et sont prêts à travailler avec moi. Le fait que l'équipe et la famille de Sylvie Roy se soient ralliées à moi me donne aussi un bon coup de main », suggère-t-il.

« Je veux prendre le relais de Sylvie »

Le candidat de la Coalition avenir Québec dans Arthabaska, Éric Lefebvre, s'est réjoui de la décision de son parti de réclamer, une nouvelle fois, un registre public des délinquants sexuels et il compte bien porter le projet s'il est élu le 5 décembre.

« Je serais heureux de pouvoir prendre le relais de Sylvie Roy afin que ce registre soit mis sur pied. C'est important les enfants pour moi, il faut les protéger. Sans être à toute épreuve, un tel outil nous permettrait de donner plus d'informations aux familles », affirme l'homme d'affaires.

Mme Roy avait essuyé un refus du gouvernement libéral lors de la présentation initiale du projet, en 2007. Les Libéraux avaient alors affirmé qu'un tel registre nuirait à la réadaptation des criminels. Cette fois, le projet ne concerne que les délinquants récidivistes et considérés comme dangereux.

« S'ils disent non cette fois, ce ne peut être que pour des raisons politiques. Nous croyons aussi à la réadaptation, mais lorsqu'un individu récidive, c'est signe que ça n'a pas marché. On leur demande de laisser la partisanerie de côté et de penser à la sécurité des familles », affirme le député de Beauce-Nord, André Spénard.

Au cours des dernières années, les trois provinces des prairies se sont dotées de registres publics. L'Ontario possède également un tel registre, mais il n'est pas accessible à tous. La Gendarmerie royale du Canada a aussi un registre relativement aux délinquants qui purgent une peine dans un pénitencier fédéral. La CAQ prétend que ces informations seraient facilement accessibles, ce qui réduirait les coûts de conception d'un registre québécois.

Le gouvernement Couillard dispose de deux ans pour aller de l'avant avec le projet de registre, sans quoi la Coalition avenir Québec entend l'inclure à sa prochaine plate-forme électorale. Elle misera fort sur cet aspect afin de former le prochain gouvernement.

« Si ça ne bouge pas, ça deviendra un enjeu électoral en 2018. On est rendu là, la population en a besoin », renchérit la députée de Montarville, Nathalie Roy.

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