Nouveau défi pour le chef des pompiers de Lac-Mégantic

Le directeur du Service de protection incendie, région... (La Tribune, Ronald Martel)

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Le directeur du Service de protection incendie, région de Lac-Mégantic, Denis Lauzon, relève de nouveaux défis. Il commence ce lundi un nouvel emploi comme directeur adjoint à l'Institut de protection contre les incendies du Québec (IPIQ), situé à Laval. La tragédie du 6 juillet 2013, à Lac-Mégantic, lui a fait jouer un rôle dominant comme premier intervenant en protection incendie et l'a marqué profondément.

La Tribune, Ronald Martel

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La Tribune

Denis Lauzon restera à jamais marqué profondément par les événements du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic. Directeur du service régional de protection contre les incendies, il en a gardé des séquelles sur le plan de sa santé, ayant contracté le diabète, relié au stress. De mars 2014 à janvier 2015, il a dû déclarer forfait, prenant un congé de maladie bien malgré lui.

« Personne ne peut affirmer qu'il était préparé à affronter de tels événements. Nous avons cependant bien performé le 6 juillet 2013 et durant les jours qui ont suivi, dans ce qu'il nous était possible de faire », assure l'homme de 54 ans.

Son parcours de 14 ans comme directeur à Lac-Mégantic l'avait quand même relativement bien préparé à affronter ce qui est arrivé.

« Si on fait le bilan de mon passage à Lac-Mégantic, ça a commencé par la transformation de la police municipale du temps, dont les effectifs ont été transférés à la Sûreté du Québec. Au Service d'incendie, nous avons eu comme priorité l'éducation du public, par des visites aux domiciles des citoyens, la mise en place du schéma de couverture de risques, ce qui impliquait de se doter d'une force de frappe nécessaire pour un territoire comme le nôtre, et aussi la formation de nos pompiers. Nous avions automatiquement une base assez solide pour affronter ce qui est arrivé... Je quitte avec le sentiment du devoir accompli. »

Les statistiques lui donnent raison. « Il y a moins d'incendies que par le passé à Lac-Mégantic. La prévention y est sûrement pour quelque chose. Nous avons visité les garderies en milieu familial, pour l'éducation des enfants en bas âge, puis dans les écoles et à l'OTJ pour les autres enfants. Ce sont les adultes de demain, des multiplicateurs d'informations en prévention, de plus en plus conscients des dangers », explique Denis Lauzon.

Fort d'une expérience de 30 ans dans le domaine de la protection incendie, il s'apprête, dès lundi, à remplir de nouvelles fonctions, comme directeur adjoint à l'Institut de protection contre les incendies du Québec (IPIQ), situé à Laval. Un nouveau défi qu'il prend comme un chemin tout tracé.

« Ce sont des portes qui s'ouvraient devant moi et que je me devais de franchir! » estime M. Lauzon. « Pour ce qui est de l'IPIQ, il s'agit d'une école publique pour la formation des pompiers menant à un diplôme d'études professionnelles (DEP) puis à un diplôme d'études collégiales, relevant du Collège Montmorency, aussi logé à l'IPIQ. Je m'occuperai de la formation donnée à l'extérieur de Laval, soit dans les villes de Rivière-du-Loup, Neuchâtel, Beloeil et Victoriaville. Mon expérience va servir... »

« Je voudrais remercier la population pour sa collaboration, pour son accueil et son adhésion aux programmes de prévention. J'ai eu des échanges très enrichissants avec les gens. La communication quotidienne avec eux me manquera. Mais nous allons revenir à Lac-Mégantic pour les vacances, pour les événements comme le Lac en fête », promet Denis Lauzon.

Le capitaine Denis Godin prend l'intérim

À la suite du départ de Denis Lauzon, c'est son adjoint, Denis Godin, qui a accepté l'intérim du poste, mais seulement pour la période nécessaire au processus de menant à la nomination du nouveau directeur.

« Je ne voulais pas accepter le poste de directeur, car je ne suis pas rendu là. La Ville de Lac-Mégantic m'a proposé de prendre le poste, mais je préférais demeurer adjoint du directeur, qui est davantage un poste de terrain, avec moins d'administration. Je suis un gars de terrain, je préfère organiser les exercices d'évacuation dans les écoles et les résidences pour personnes âgées, la formation des pompiers, le travail avec les industries et les commerces, gérer les plaintes des citoyens, etc. », a énuméré Denis Godin.

« Le processus d'embauche prendra plusieurs mois. Le nouveau directeur peut être nommé seulement en février ou mars 2017. Le conseil municipal tenait à officialiser l'intérim par une résolution en bonne et due forme, pour que je puisse signer les documents officiels. S'il ne m'était resté que trois ou quatre ans à travailler, j'aurais peut-être pris la direction, pour terminer ma carrière. Mais il me reste au moins 10 ans et c'est un travail assez accaparant au niveau de l'administration. Juste la semaine dernière, j'ai 64 heures d'accumulées. J'ai aussi un travail qui doit avancer, c'est le rush de fin d'année qui s'en vient. J'ai six lieutenants et un autre par intérim, il faut aussi assurer des heures de garde. Il y a beaucoup d'ouvrage pour un directeur et son adjoint, il faut être deux », estime le capitaine.

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