Des syndiqués vandalisent l'Hôtel de Ville de Drummondville

Des syndiqués ont vandalisé l'Hôtel de ville de... (Photo collaboration spéciale Éric Beaupré)

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Des syndiqués ont vandalisé l'Hôtel de ville de Drummondville mardi soir

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(Drummondville) Une soixantaine de représentants du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont perturbé des rencontres de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) prévues mardi soir, à Drummondville et en ont profité au passage pour vandaliser l'Hôtel de Ville et les voitures des élus.

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Alexandre Cusson

Archives La Tribune

C'est la deuxième fois en quelques mois que les bureaux de la Ville de Drummondville et la voiture du maire Alexandre Cusson sont la cible de vandales syndiqués. En février, des représentants du SCFP avaient tenté d'intimider le vice-président de l'UMQ en posant des autocollants sur son lieu de travail et sa voiture.

Comme ce fut le cas l'hiver dernier, les autorités municipales ont fait nettoyer rapidement les lieux et enverront la note au Syndicat. Cela dit, les syndiqués n'ont pas encore payé la facture du mois de février et la Ville entend prendre les moyens nécessaires pour obtenir justice.

« La facture de la dernière fois n'est pas encore payée et nous allons entamer des procédures judiciaires afin de régler la situation. Ce n'est pas à nous de payer pour ça », affirme le maire Cusson.

Effet inverse

Les élus municipaux affirment avoir bien reçu le message des syndiqués, mais estiment que leurs agissements auront l'effet inverse de celui anticipé. Tant les politiciens qu'une majorité de citoyens ont déploré qu'ils aient choisi la négociation par l'intimidation.

« C'est la bonne vieille mentalité des années 1970. On devrait leur trouver une place au Village québécois d'antan, rigole Alexandre Cusson. J'ai reçu de nombreux messages de citoyens d'ici et d'ailleurs nous disant qu'ils nous appuyaient et de continuer notre combat. Les gens en ont assez de cette violence ».

Ces actes déplorables ont en fait conforté l'UMQ dans sa position à l'égard du projet de loi 110 qui vise à conférer davantage de pouvoir aux municipalités dans le cadre des négociations avec ses employés.

« Si je profitais d'un déséquilibre qui me conférait un avantage aussi marqué, moi aussi je mettrais beaucoup d'énergie à tenter de le défendre. Ça me confirme qu'on fait la bonne chose pour nos citoyens », termine-t-il.

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