Des sangliers en liberté causent des maux de tête

Une petite population de sangliers, qui aurait échappé à la vigilance d'un... (Archives La Presse)

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(Victoriaville) Une petite population de sangliers, qui aurait échappé à la vigilance d'un éleveur, cause d'importants maux de tête à des agriculteurs de la région de Victoriaville. Afin de se nourrir, les petites bêtes creusent des trous un peu partout dans les champs.

Informé de la situation, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a mandaté la biologiste Édith Cadieux et son équipe afin de dresser un portrait de la situation et de la corriger.

«Pour l'instant, nous sommes parvenus à cibler au moins deux groupes familiaux de sanglier. Selon les témoignages des agriculteurs, il pourrait y en avoir davantage, jusqu'à une trentaine d'individus. Nous sommes à évaluer leurs comportements afin de les capturer», confirme la scientifique.

Il est fréquent que le ministère reçoive de l'information relativement à des sangliers qui se seraient échappés, mais ils sont habituellement récupérés rapidement. Il est rare qu'ils causent autant de soucis. C'est depuis ce printemps qu'on a remarqué une présence accrue de sangliers, notamment dans les environs de Saint-Valère.

Ne pas chasser

Si les agriculteurs peuvent être tentés de faire la chasse à ces éléments perturbateurs, Mme Cadieux leur demande de retenir leurs ardeurs. Les effrayer nuira au travail de capture et les rendra plus difficiles à détecter. Au cours des dernières semaines, le ministère a posé des caméras et évalue leurs déplacements afin d'agir de façon rapide et pointue en moment opportun.

«Ce n'est pas une espèce facile à capturer, convient-elle. L'objectif est de diminuer au maximum leur présence dans la région d'ici le printemps, et nous aurons besoin de la collaboration des propriétaires afin d'arriver à fidéliser le déplacement des sangliers», dit-elle.

En ce moment, il n'existe pas de réglementation au ministère de la Faune relativement à l'élevage de sanglier, mais les récents événements ont convaincu les fonctionnaires de revoir la pratique et, possiblement, d'instaurer des amendes aux éleveurs qui perdraient le contrôle de leur harde.

Le ministère ne sait toujours pas ce qu'il va faire des sangliers qu'ils vont réussir à capturer. L'hypothèse la plus logique veut qu'ils soient remis à des éleveurs de la région.

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