Pour la ministre de Santis, la vie privée est sacrée

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La ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, en compagnie du directeur de l'école, Daniel Champagne et des élèves Stacy Olivier et Roséliane Langlois-Vallières.

La Tribune, Yvan Provencher

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) La ministre Rita de Santis a rencontré les élèves des niveaux 3, 4 et 5 de l'école secondaire l'Escale durant 50 minutes lundi. Ils étaient 375 venus l'entendre parler de la protection des renseignements personnels, de l'utilisation des médias sociaux et d'Internet.

À l'invitation de la députée du comté de Richmond, Karine Vallières, cette visite faisait suite aux incidents survenus alors que deux adolescents ont été arrêtés puis interrogés par la Sûreté du Québec après une affaire d'incitation à la violence forçant la fermeture le 3 octobre de l'école secondaire l'Escale et du Centre de formation professionnelle l'Asbestrie, à Asbestos. Des élèves avaient reçu un appel au meurtre sur le réseau social Facebook la veille. Ce n'était pas la première fois que des étudiants de cette institution étaient visés par des gestes de violence, de taxage ou d'intimidation.

« Je suis très préoccupée, dans un monde où la technologie informatique devient de plus en plus importante et performante, que tout le monde trouve bien d'utiliser ces technologies qui rendent la vie plus facile, de constater que plusieurs trouvent cette utilisation gratuite. Il y a un prix qui est payé, ce sont les renseignements personnels de la personne que nous donnons à des tiers très souvent inconnus, qui vont les utiliser et parfois les vendre. Il est important de sensibiliser la population et je crois que nous devons commencer avec les jeunes et leurs parents », a souligné d'entrée de jeu la ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques.

Le message est très clair, notre vie privée est sacrée et nous devons la protéger, souligne-t-elle. « Si on n'a pas de vie privée, on n'est pas libre, on ne vit plus dans une démocratie. Ce sont des principes dont nous ne discutons pas assez avec la population. Il importe que les utilisateurs du Web soient conscients de leurs utilisations, soient vigilants et se protègent pour garder cette vie privée, leurs renseignements personnels ».

Campagne de sensibilisation

La ministre Rita de Santis a indiqué que le gouvernement du Québec va lancer dans quelques mois une campagne de sensibilisation à travers le réseau scolaire. « Je crois énormément aux droits de la personne et à la liberté. Je veux que tous soient sensibles au prix à payer si nous ne sommes pas vigilants sur le Web et les médias sociaux », a insisté la ministre, mentionnant l'importance de répéter ce message.

Ses inquiétudes touchent évidemment le danger bien réel de l'usurpation d'identité. « Par exemple, lorsqu'on utilise un ordinateur public dans une bibliothèque, il faut s'assurer d'effacer son historique avant de quitter, qu'une personne ne puisse par la suite suivre cet historique », a-t-elle dit aux étudiants qui l'on bien accueillie et ont prêté une oreille attentive à ses propos.

Mme de Santis a effectué une visite que l'on peut considérer d'exceptionnelle dans une institution scolaire, une rare initiative des ministres du gouvernement du Québec. « C'est important d'aller vers les personnes qui doivent recevoir le message, comme je l'ai fait cet après-midi. Pourquoi un ministre ne pourrait-il pas aller dans les écoles comme je l'entends parfois ? Je suis là et j'espère que d'autres vont aussi faire la même chose », a-t-elle indiqué.

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