Passage à niveau défectueux: le conducteur de l'autobus avait été averti

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(SHERBROOKE) Le conducteur de l'autobus scolaire qui a franchi le passage à niveau dont les barrières étaient abaissées, jeudi matin à Magog, avait été averti qu'aucun train ne s'amenait à ce moment.

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Paul Tear

Archives La Tribune, Maxime Picard

C'est l'assurance qu'a donnée la Régie de police de Memphrémagog (RPM), vendredi matin. «Le chauffeur de l'autobus avait été mis au courant qu'il pouvait passer», confirme Paul Tear, porte-parole de la RPM.

«Il avait la confirmation qu'il n'y avait pas de train qui s'en venait.»

Rappelons que le passage à niveau situé dans le secteur de l'intersection des rues Principale et du Moulin, au centre-ville de Magog, a encore une fois connu des problèmes de fiabilité jeudi matin. Il cause des maux de tête aux automobilistes depuis quelques semaines.

Les feux clignotants se sont déclenchés et les barrières se sont abaissées sans qu'aucun convoi ferroviaire ne s'amène. Jeudi matin, la défectuosité a duré de longues minutes. Des automobilistes constatant que le passage à niveau était défectueux ont décidé de passer quand même entre les barrières et de brûler le feu rouge qui fait partie aussi du dispositif de sécurité.

Un chauffeur d'autobus scolaire a lui aussi décidé de faire de même. Une vidéo de sa manoeuvre a circulé sur les réseaux sociaux depuis jeudi.

Pendant ce temps, en sens inverse, une ambulance est demeurée stationnée devant la barrière abaissée. Le véhicule ne semblait heureusement pas en situation d'urgence, car ses gyrophares n'étaient pas activés.

Sur la rue Merry aussi

M. Tear précise qu'un autre passage à niveau du centre-ville de Magog était aussi activé de la sorte à ce moment. «Celui sur Merry Nord était aussi en fonction», dit-il.

«Nos policiers étaient sur place pour laisser passer les automobilistes. Nous n'étions pas en mesure d'être en même temps à celui de la rue Principale. Heureusement, un employé de la compagnie de chemin de fer est arrivé rapidement sur les lieux et a pu rétablir la situation.»

Paul Tear ajoute qu'aucun billet d'infraction ne sera remis au conducteur de l'autobus. «Il avait pris la peine de s'informer. Il est passé avant que les policiers arrivent sur place.»

«Il pouvait le faire, mais nous suggérons quand même d'attendre que les policiers arrivent et accordent le droit de circuler.»

Le policier relationniste ne pouvait dire vendredi si la RPM allait contacter l'exploitant de la voie ferrée, la compagnie CMQ Railway, afin de lui demander de s'assurer qu'une situation semblable ne se reproduise pas.

«C'est certain que c'est ça qui nous tracasse. Il y a un risque. Un jour, est-ce qu'un automobiliste passera en pensant qu'il y a encore une défectuosité du système, mais qu'il y aura véritablement un train?», demande-t-il.

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