Pas de compensation aux ex-travailleurs de Mine Jeffrey

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Le gouvernement du Québec refuse officiellement toute compensation aux anciens travailleurs de Mine Jeffrey suite à la fermeture de la mine et les pertes importantes de revenus engendrées.

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Dans une lettre signée par le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, et rendue publique par le Syndicat national de l'amiante d'Asbestos affilié à la CSD, le gouvernement du Québec refuse officiellement toute compensation aux anciens travailleurs de Mine Jeffrey suite à la fermeture de la mine et les pertes importantes de revenus engendrées.

Marcel Bachand, président Syndicat national de l'amiante d'Asbestos... (Photo fournie) - image 1.0

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Marcel Bachand, président Syndicat national de l'amiante d'Asbestos

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La communication du ministre ayant transité par le bureau de la députée de Richmond, Karine Vallières, mentionne que « malheureusement, il n'existe pas de programmes ou mesures permettant d'offrir une indemnité à des travailleurs licenciés en raison de la dissolution de leur régime de retraite ».

Pour le président du syndicat, Marcel Bachand, c'est l'incompréhension totale. « Ce gouvernement, à l'exemple du Parti Québécois qui a laissé tomber l'amiante et la capacité d'un renouveau économique à Asbestos avec le retrait de son prêt de 58 M$ pour la relance de la mine, a accepté de compenser la compagnie minière dans une entente secrète, mais laisse tomber les anciens travailleurs dont plusieurs vivent avec le contrecoup financier de cette décision du précédent gouvernement. Nous ne pouvons cacher notre très grande déception ».

À l'automne 2012, suite à l'annulation du prêt, une demande avait été adressée par la CSD et le syndicat local pour rencontrer à cet effet la ministre d'alors Élaine Zakaïb. Par la suite, une nouvelle demande de rencontre fut adressée à la ministre Martine Ouellet, laquelle refusa de les rencontrer. Un an et demi plus tard, lors de la campagne électorale, Philippe Couillard, de passage à Asbestos, promettait « de ne pas lâcher les ex-travailleurs de la mine ». Un contact fut établi via la députée Karine Vallières pour rencontrer le ministre Sam Hamad, lequel a préféré confier ce mandat à un attaché politique, puis survint un changement de ministre, le retour de François Blais à ce ministère et la lettre de refus mentionnée.

Les travailleurs à la retraite de Mine Jeffrey ont vu leur fonds de retraite coupé de 40 %. Les ex-travailleurs qui étaient encore à l'emploi de la minière lors des dernières années d'opération ont perdu en plus de ce 40 %, 4 % supplémentaire par année d'ancienneté jusqu'à l'âge de 60 ans. À ces pertes importantes, s'ajoute le retrait de leur assurance-vie défrayée par la compagnie et leur régime d'assurance maladie, ce du nombre de leurs bénéfices marginaux.

Qu'adviendra-t-il du Syndicat national de l'amiante au cours des prochains mois? Marcel Bachand se fait réaliste. « Nous avons vendu le bâtiment qui abritait nos bureaux. Nous amorçons présentement la procédure en dissolution de notre unité syndicale, ce qui en principe mettra fin à nos activités d'ici la fin de 2017. C'est là notre seul dossier d'importance restant compte tenu de la réponse gouvernementale reçue 4 années après l'amorce de nos discussions avec le gouvernement du Québec pour venir en aide aux ex-travailleurs de Mine Jeffrey », conclut-il.

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