Lac-Mégantic : le feu rase 12 logements

Plus d'une cinquantaine de pompiers se trouvaient sur... (Collaboration spéciale, Gilles Thibodeau)

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Plus d'une cinquantaine de pompiers se trouvaient sur place pour combattre les flammes, au plus fort de l'incendie sur la rue Choquette, à Lac-Mégantic. L'entraide des pompiers de Nantes, Lac-Drolet et Audet a été demandée par le Service de protection incendie de Lac-Mégantic, à cause de la très grande proximité avec un autre bâtiment.

Collaboration spéciale, Gilles Thibodeau

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(Sherbrooke) Un incendie majeur a complètement détruit un édifice abritant 12 logements, tôt lundi matin, au 3662, rue Choquette, à Lac-Mégantic.

L'alarme a sonné à minuit 52 (0 h 52) à la caserne du Service de protection incendie de Lac-Mégantic, où le directeur Denis Lauzon était de garde durant le week-end. Il a été l'un des premiers à arriver sur les lieux. Il a rapidement demandé l'entraide des pompiers de Nantes, Lac-Drolet et Audet, parce que cet édifice de trois étages se révélait très proche des bâtiments voisins.

« Du feu et des flammes étaient visibles au troisième étage, mais il n'y avait rien aux étages plus bas. Mais quand j'ai ouvert la porte du rez-de-chaussée pour y pénétrer, une épaisse fumée se trouvait du plancher jusqu'au plafond. Je suis alors ressorti. Les flammes se trouvaient dans le comble, des pompiers ont pénétré pour l'extinction », relate M. Lauzon.

Heureusement, seulement quatre des 12 logements étaient occupés, dont deux seulement par des gens qui y séjournaient pour dormir. Tous ont été évacués sans peine et personne n'a été blessé, ni parmi les citoyens ni parmi les pompiers. Certains des logements se trouvaient en rénovation.

Plus d'une cinquantaine de pompiers se trouvaient sur place pour combattre les flammes, au plus fort de l'incendie.

« Cet édifice présentait un toit plat, à l'origine, avec une pente vers le centre pour l'écoulement de la pluie. Mais un toit en pente régulière avait été bâti par-dessus et les ouvriers avaient laissé le papier goudron sur l'ancien toit, qui a agi comme combustible pour alimenter le feu. Le toit plus récent s'est effondré sur l'ancien, ce qui protégeait les flammes de nos efforts pour les circonscrire. Il a fallu lâcher prise à un moment donné, car nous serions encore là-bas en train d'arroser, ça ne donnait rien. Il aurait fallu y retourner deux jours plus tard », ajoute Denis Lauzon.

L'homme a convenu qu'il aurait été très facile que le feu se propage au bâtiment voisin, contigu, ayant déjà abrité une boulangerie, dans le passé, n'eut été des efforts des pompiers pour le protéger.

L'origine de l'incendie risque de demeurer indéterminée, étant donné que les pompiers n'ont pu faire de recherches, l'édifice étant une perte totale.

« C'est un bâtiment à clairevoie, ouvert de haut en bas dans les murs, la propagation s'est révélée très rapide. Les briques pouvaient s'effondrer à tout moment. Le poids de l'eau sur l'édifice étant considérable, nous l'avons vu par des cascades d'eau dans les escaliers, c'était dangereux pour les pompiers », indique le directeur.

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