Ville de Magog: le syndicat réclame plus de collaboration

L'harmonie semblait revenue parmi le personnel de la Ville de Magog depuis... (Archives La Tribune, Marie-Lou Béland)

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(Magog) L'harmonie semblait revenue parmi le personnel de la Ville de Magog depuis quelques mois, mais des difficultés apparaissent à nouveau. Le syndicat qui représente les cols bleus et blancs de la municipalité se plaint effectivement de la façon dont certains dossiers sont traités par le département des ressources humaines.

Dans une lettre signée par l'exécutif syndical dont La Tribune a obtenu copie, le syndicat affirme qu'il existe «un gros problème avec les ressources humaines. Un problème qui perdure depuis longtemps. Nous ne nous sentons pas écoutés ni respectés».

En raison de la problématique existante, l'exécutif syndical a décidé de ne plus entretenir de lien avec les «ressources humaines», aussi accusées de ne pas être justes et équitables dans leurs décisions.

«Les dernières décisions des ressources humaines nous prouvent qu'ils se foutent du syndicat et de ses membres», peut-on également lire dans la lettre écrite par l'exécutif syndical.

Entre autres, les signataires de la lettre formulent des reproches en lien avec le projet d'installation de nouvelles bornes sèches dans le secteur du lac Lovering. Ce type d'installation permet habituellement aux pompiers de trouver de l'eau plus aisément dans des zones qui ne sont pas desservies par un réseau d'aqueduc.

«Nous apprenons que des bornes sèches seront faites à l'interne, mais on ne l'offre pas aux travailleurs temporaires qui viennent d'être mis en chômage. On pense que ce serait plus valorisant pour les employés de travailler plus longtemps, mais non on va chercher du côté des pompiers. Pourquoi les ressources humaine ne rencontrent pas le syndicat pour trouver une solution?», demande-t-on.

Dans la foulée, l'exécutif syndical note avoir récemment effectué des propositions pour que les travailleurs temporaires ne soient pas licenciés trop rapidement à l'automne. «Avec la nouvelle réforme du chômage, on a des temporaires qui manquent d'heures de travail pour avoir des prestations.»

Le président du syndicat, Marc Chouinard, a reconnu l'existence de la problématique lors d'une courte entrevue téléphonique, mais il a préféré ne pas révéler de détails additionnels. «C'est quelque chose qui se passe à l'interne», a-t-il déclaré.

Fausses informations?

La Tribune a tenté de contacter le directeur des ressources humaines de la Ville de Magog, Jean-Nicolas Bergeron, sans succès. Cela dit, dans un courriel envoyé à l'exécutif syndical, celui-ci soutient que plusieurs informations contenues dans la lettre sont fausses. Il se montre de plus ouvert à collaborer pour que des solutions soient trouvées.

M. Bergeron mentionne par ailleurs dans son courriel que la division des travaux publics de la Ville aurait été incapable de prêter des ressources pour la réalisation du projet de bornes sèches. «Aucun temporaire n'est mis à pied actuellement», dit-il.

Appelée à commenter la situation, la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, a indiqué que le directeur général de la Ville, Claude Marcoux, s'efforce de trouver une solution. «On ne s'attendait pas à ce que ça sorte sur la place publique, a-t-elle confié. Je pensais qu'on nous donnerait le temps de travailler sur le dossier.»

Rappelons qu'une crise majeure a secoué l'hôtel de ville de Magog au cours des derniers mois. L'ancien grand patron de la municipalité, Armand Comeau, a quitté son poste au terme de cette crise. Un nouveau directeur a aussi été nommé à la tête du service incendie.

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