Deux tonnes de gaz à effet de serre de moins grâce à un mur solaire

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(Valcourt) L'école secondaire l'Odyssée a franchi un pas de plus vers son objectif de devenir carboneutre. L'école secondaire de Valcourt a inauguré mardi un mur solaire qui lui permettra de chauffer son gymnase, en plus d'éviter de produire environ deux tonnes de gaz à effet de serre (GES) annuellement.

En plus de réduire son empreinte écologique, l'Odyssée fera de ce mur solaire un outil pédagogique. Les données du mur seront disponibles pour indiquer en temps réel l'impact de cette nouvelle installation : la quantité d'énergie économisée, la réduction des GES, etc.

L'Odyssée veut devenir la première école carboneutre au Québec, c'est-à-dire qu'elle compenserait tous les gaz à effet de serre (GES) qu'elle émet. Pour y arriver, l'Odyssée réduit et compense ses GES depuis 10 ans.

« Présentement, dans le programme de quatrième secondaire, certaines fonctions sont reliées à la quantité d'énergie et la différence de température d'un fluide. Avec les données en temps réel, on peut voir quelle quantité d'énergie le mur va être capable de produire... On va avoir des capteurs qui vont prendre des données », explique Nicolas Busque, enseignant en sciences.

Ces données serviront principalement dans le cours de sciences. « L'outil le plus intéressant là-dedans, c'est de voir à quel point on peut sensibiliser les jeunes », fait-il valoir.

« Le mur est en fonction depuis environ deux semaines. Les estimés sont très conservateurs. On a sauvé 28 mètres cubes de gaz naturel depuis deux semaines, on a 60 kilogrammes de GES qu'on a réduit, on a produit 300 kilowattheures d'énergie sans qu'il n'y ait aucune autre énergie... » souligne celui qui travaille maintenant à La Ruche, mais qui a travaillé de nombreuses années à l'Odyssée.

Il a planché avec son père Laurier Busque sur une kyrielle d'initiatives du projet Carboneutre.

« Le premier projet a été une plantation, un projet que mon père et moi avions. Ce que j'ai suggéré, c'est que chaque fois qu'il y a un arbre qu'on plante, on a une quantité de GES qu'on peut compenser... »

Depuis 10 ans, les élèves ont planté plus de 5000 arbres à différents endroits. L'établissement possède sa propre pépinière de chênes rouges.

L'installation du mur solaire a coûté plus de 30 000 $. La Commission scolaire des Sommets (CSS) a investi environ 20 000 $ et les élèves ont remporté  10 000 $ dans le cadre du programme Carbure à l'efficacité de la Fondation TD des amis de l'environnement.

Dans le cadre de ce concours, les élèves ont adopté plusieurs mesures pour réduire leur consommation d'énergie, comme réduire le temps de prise de leur douche, consommer des produits locaux. Les différentes initiatives leur permettaient d'accumuler des cubes. « L'école gagnante est l'école qui avait le plus de cubes, proportionnellement au nombre d'élèves  », explique Vincent Favreau, un ancien élève de l'école, maintenant étudiant au Cégep de Sherbrooke, qui a participé au projet.

« On est une petite école, mais on réussit à faire de grandes choses. C'est en travaillant en communauté qu'on réussit à faire quelque chose », a souligné l'ex-élève.

L'école secondaire compte environ 216 élèves. Selon Nicolas Busque, l'investissement sera amorti sur 20 ans, et le mur sera là 25 ans, voire davantage.

Pour souligner cette nouvelle, le ministre du Développement durable et de l'Environnement David Heurtel, s'est adressé aux jeunes par vidéo.  « Les initiatives développées à l'Odyssée ont un effet multiplicateur. Je veux vous encourager à continuer », a-t-il fait valoir.

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