Apprentissages et frustrations pour Rayes

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Le député de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, dresse le bilan de sa première année à Ottawa.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Alain Rayes ne regrette pas sa décision de délaisser son poste de maire de Victoriaville, après six ans de loyaux services, afin de tenter l'aventure de la politique fédérale. Sa première année de mandat aura toutefois été douce-amère. Elle l'a animé au plus haut point, mais elle a également été source de frustrations.

« À la Chambre des communes, ce ne sont plus des enjeux micro, c'est macro, c'est de l'international. Les enjeux concernent le Canada, mais aussi les autres pays. J'ai moins de pouvoir de décision, mais c'est plaisant d'influencer aussi, explique-t-il. En même temps, être à Ottawa, c'est aussi être plus près de la corruption et malheureusement, la politique c'est beaucoup une question d'image. »

Sans vouloir faire de politique partisane, l'ancien maire de Victoriaville s'est dit dégoûté par le bar ouvert des allocations de dépenses des ministres libéraux, ainsi que par le choix de Justin Trudeau de mettre ses ministres féminines de côté lors de visites de mosquée. « Si (Stephen) Harper, (Philippe) Couillard, (François) Legault ou (Jean-François) Lisée avaient fait la même chose, ç'aurait fait la première page de tous les médias. Mais parce que c'est Justin Trudeau, ça passe », dénonce-t-il.

La lune de miel entre les médias et le premier ministre s'est également fait sentir dans le dossier de l'environnement. Alors que le précédent chef d'État était constamment réprimandé pour ses politiques écologiques, la décision de Justin Trudeau de les maintenir n'a presque pas fait de vagues.

Plus personnellement, les 350 km qui séparent le nouveau lieu de travail d'Alain Rayes et son domicile familial sont évidemment source de désagrément.

« Je n'étais pas habitué à passer une dizaine d'heures dans mon véhicule par semaine. C'est la partie la plus difficile d'être aussi loin de ma famille. Ça fait partie du métier et il est important de prendre soin de son couple », dit-il.

Un parti plus progressiste

Le Parti conservateur n'est plus au pouvoir et il n'a plus de chef. Malgré tout, M. Rayes considère qu'il est en bonne posture pour redevenir le gouvernement aux prochaines élections.

« De l'ère moderne, nous formons la plus grosse opposition officielle. Rona Ambrose fait un bon travail afin d'arrimer les troupes et il y a plusieurs bons candidats à la course à la chefferie. Nous constituerons visiblement la seule option pour déloger Justin Trudeau aux prochaines élections », considère-t-il.

Le député de Richmond-Arthabaska estime que le fait que Stephen Harper ne soit plus dans le décor constitue un avantage certain pour son parti vu le nombre de personnes qui l'avaient pris en grippe. Il espère que le prochain chef aura une attitude plus progressiste.

« J'ai mes critères pour le vote du prochain chef. Il devra parler dans les deux langues officielles, être rassembleur et être capable d'amener le parti vers une position plus progressiste, comme dans le temps de Brian Mulroney », signifie-t-il.

Lorsqu'il s'est présenté pour le PCC, Alain Rayes disait vouloir influencer positivement son parti en matière d'environnement et de saines habitudes de vie. Déjà après un an, il sent qu'il a une oreille attentive.

Au cabinet fantôme

Alain Rayes n'aura finalement pas fait long feu aux affaires étrangères : le député de Richmond-Arthabaska vient d'être nommé porte-parole de l'opposition officielle en matière d'infrastructures, des collectivités et des affaires urbaines.

Cette nomination, qui est notamment attribuable à la course à la chefferie du Parti conservateur, fait en sorte que le politicien se retrouvera pour la première fois au sein du cabinet fantôme du PCC. Ses responsabilités précédentes étaient à titre de porte-parole adjoint.

Ce sera une méchante belle expérience. Ça me permettra de participer davantage aux décisions du Parti. C'est une belle marque de confiance », considère-t-il.

M. Rayes estime que son expérience en tant que maire de Victoriaville a pu faire pencher la balance en sa faveur lorsque la chef intérimaire, Rona Ambrose, a choisi son nouveau porte-parole. Au cours des dernières semaines, le député a notamment formé une équipe tactique d'anciens élus municipaux afin de défendre les intérêts des municipalités québécoises à Ottawa.

« J'ai une bonne connaissance du domaine des infrastructures, ce n'est pas nouveau pour moi. Je connais les infrastructures et les réalités des municipalités », conclut-il.

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