Piratage informatique: lourde facture pour la C.S. des Appalaches

Un mois après avoir été victime d'une cyberattaque dont l'origine n'aurait pas... (Archives La Presse)

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(Thetford Mines) Un mois après avoir été victime d'une cyberattaque dont l'origine n'aurait pas encore été établie, la Commission scolaire des Appalaches rétablit lentement son réseau. Mais il n'en demeure pas moins qu'il en coûtera quelques centaines de milliers de dollars à l'organisation pour effectuer un retour à la normale.

«La récupération des données et la remise en état du réseau se déroulent mieux que prévu. Nous sommes très avancés», affirme le président de la Commission scolaire des Appalaches (CSA), Denis Langlois, rompant partiellement la consigne du silence prévalant depuis le début de l'affaire.

«Nous avons un engagement à l'endroit de la Sûreté du Québec de ne rien divulguer tant que l'enquête est en cours. Nous devrions avoir un rapport avant les Fêtes», précise M. Langlois.

Ce dernier affirme connaître combien coûtera toute l'opération et le pourcentage des données perdues. Il détient également plusieurs autres informations qu'il ne dévoilera pas.

M. Langlois souligne toutefois que la CSA a un plan d'action dont la réalisation va bon train. Sur le plan administratif, le dossier des paies des employés est sur le point d'être résolu. La CSA n'avait plus accès au système de paie.

«Jusqu'à maintenant, nous avons fait du copier-coller avec les paies antérieures pour lesquelles nous avions des données. Nous sommes à la veille, dans quelques jours, de mettre les paies à jour», précise Denis Langlois faisant allusion aux sommes rétroactives et aux montants forfaitaires obtenus lors des dernières négociations.

Le paiement des fournisseurs et la perception des taxes sont d'autres dossiers administratifs qui seraient réglés tout comme le logiciel du transport scolaire.

Le président Langlois a précisé que l'exercice de remplacement des ordinateurs désuets sera accéléré. La CSA remplacera ceux qui devaient l'être cette année et ceux dont le remplacement était prévu l'an prochain. Ils n'auront donc pas besoin d'être «nettoyés».

Sur le plan éducatif, les classes de la polyvalente Black Lake (PBL) utilisant les iPad et celles de formation professionnelle travaillant avec le logiciel de dessin AutoCad par exemple sont fonctionnelles. Ne resteraient que les tableaux interactifs et le «nettoyage» de tous les ordinateurs des établissements scolaires.

Le président de la CSA n'a pas voulu préciser le pourcentage de données perdues, mais s'est toutefois fait rassurant en affirmant qu'il existait une copie de sauvegarde de l'ensemble des bases de données datant de la fin du mois de juin dernier.

Dans une communication interne datant d'une dizaine de jours, la CSA se faisait rassurante en avançant que, relativement aux renseignements personnels des employés, des élèves, des parents, des fournisseurs et des contribuables, «tout nous porte à croire que les données n'auraient pas été affectées.»

Selon le président, ce ne serait pas ce qui intéresse les pirates. M. Langlois a toutefois refusé de confirmer qu'une demande de rançon et un ultimatum de sept jours auraient fait l'objet des exigences des «hackers».

Le Service de l'informatique de la CSA, les ressources du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur et la Société de Gestion du réseau informatique des commissions scolaires (GRICS) sont à pied d'oeuvre pour rétablir la situation.

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