Le projet Optilab sabrera une cinquantaine de postes, dit le syndicat

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(SHERBROOKE) Les travailleurs du réseau de la santé de l'Estrie ont maintenant une idée plus précise des pertes d'emplois qui seront prévues avec l'implantation projet Optilab, qui centralisera les activités de laboratoire vers Sherbrooke.

Lors d'une rencontre d'information tenue mercredi matin, ils ont appris qu'on devra couper l'équivalent de 49 emplois à temps complet. «Bref, on doit sabrer 94 000 heures», s'insurge Emmanuel Breton, de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

«Le ministère veut couper 13 pour cent des personnels dans un échéancier de trois à cinq ans. C'est inacceptable! Ils veulent le faire par attrition, mais il y a du monde qui va perdre leur emploi.»

Les coupes se feront parmi les 377 employés du réseau à travers les établissements équipés de laboratoires spécialisés dans l'analyse d'échantillons. En Estrie, la restructuration vers le mégalaboratoire de Sherbrooke touchera des hôpitaux comme ceux de Lac-Mégantic et Windsor.

Mercredi avant-midi, les différents syndicats du réseau de la santé du Québec ont été rencontrés par leur établissement de santé pour connaître les détails du projet Optilab.

«Le travail se ferait au CHUS. Le laboratoire déborde déjà de travail», déclare M. Breton.

«Je m'interroge sur les économies à faire. Il y aura des coûts pour le transport et pour la modernisation du laboratoire de Sherbrooke. À Lac-Mégantic, il va rester que 23 pour cent des échantillons qui sont analysés à cet endroit actuellement. Des ostes seront coupés, même si la direction parle d'équivalent d'emplois à temps complet.»

Le critique caquiste en matière de Santé, François Paradis, a réclamé à son tour mercredi un moratoire sur cette vaste centralisation des laboratoires. Selon le député de Lévis, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, est incapable de garantir qu'aucun échantillon envoyé dans des laboratoires ne sera perdu avec son projet Optilab.

«L'implantation du projet Optilab est trop vite. Nous voulons un moratoire, ajoute Emmanuel Breton. M. Barette est comme un bulldozer. Il ne veut pas reculer. Des municipalités et des MRC demandent aussi un moratoire.»

«La direction du CIUSSS de l'Estrie - CHUS à la tête entre l'arbre et l'écorce. On comprend la position de la direction.»

Rappelons que le projet Optilab doit entrer en vigueur en 2019 dans les hôpitaux de la province. Il prévoit que seules les analyses prioritaires émanant de l'urgence et des soins intensifs seront maintenues localement. Les autres analyses seront faites dans des mégalaboratoires centralisés - à Sherbrooke pour ce qui est du territoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

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