Météore dans le ciel: «Les gens ont été chanceux d'être témoins du phénomène»

Sébastien Giguère... (La Presse)

Agrandir

Sébastien Giguère

La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(NOTRE-DAME-DES-BOIS) Ceux qui ont vu passer une boule de feu, brillante, dans le ciel du Québec, mercredi soir vers 21h40, n'avaient pas la berlue. Et non, il ne s'agissait pas d'une soucoupe volante, pas d'un OVNI...!

Les astrologues de l'Observatoire scientifique du Mont-Mégantic, au Parc national du Mont-Mégantic (PNMM), parlent plutôt d'un météore, un genre de mot passe-partout, semble-t-il. Le Petit Robert nous dit qu'il s'agit de tout phénomène qui se produit dans l'atmosphère.

Puis, deuxièmement, le phénomène lumineux résultant de l'entrée dans l'atmosphère terrestre d'un corps solide venant de l'espace: astéroïde, bolide, étoile filante, comète... Pour ce qui est du météorite, c'est un météore assez gros, dense et solide pour traverser l'atmosphère terrestre, y survivre et se rendre jusque sur la terre!

«Des astéroïdes et des comètes sont également des météores, les premières plus rocheuses et métalliques, alors que les deuxièmes seraient davantage composées de glace et de roche. Les étoiles filantes, comme les Perséides parmi les plus connues, sont causées par les débris laissés en suspens par le passage d'une comète, et que l'orbite de la terre autour du soleil l'amène à traverser régulièrement tous les mois d'août», explique le vulgarisateur et coordonnateur scientifique à l'ASTROLab, au PNMM, Sébastien Giguère.

«La masse de matière qui est passée dans le ciel mercredi, n'a pas été quantifiée, elle n'a pas été analysée de façon détaillée. Il faudrait étudier sa lumière, sa couleur, son spectre, etc., c'est difficile. Il ne s'agit pas d'un événement régulier, mais plutôt fortuit. Des bolides, comme on peut les appeler, il y en a des milliers chaque jour qui tombent sur la terre, dans les mers, les déserts, etc. Même dans une zone habitée, ils ne font pas grand bruit! Mercredi, les gens qui ont été assez chanceux pour être témoins du phénomène, ont sans doute vu la plus belle étoile filante de leur vie!»

«Les informations qu'elle collecte sert à reconstituer la trajectoire possible des météores.»


L'homme cite l'American Meteor Society, qui effectue le recensement des objets provenant de l'espace, avec une certaine rigueur. «Les informations qu'elle collecte sert à reconstituer la trajectoire possible des météores. Il tombe quelques dizaines de tonnes de débris météoriques sur la terre, chaque jour, et on en estime à environ 15000 tonnes par année!», signale M. Giguère.

«C'est le processus de formation des planètes, qui se continue, à une plus petite échelle. L'agrégation de noyaux planétaires, d'amas qui s'amalgament avec d'autres débris, cette concentration produit des planètes, lorsqu'à l'extrême.»

Pour ce qui est des météorites, il en tombe beaucoup au Québec.

«On peut apercevoir les cratères qu'ils forment, car le Bouclier canadien, c'est une des plus vieilles roches qui a préservé des impacts météoritiques. Ainsi Charlevoix, le réservoir de la Manicouagan et deux parcs nationaux dans le Nord de la province sont des endroits propices.»

N'empêche qu'il faut être au bon endroit au bon moment pour être témoin d'un phénomène comme celui de mercredi soir. Il fallait un débris assez gros pour produire ce phénomène, quand on sait qu'une étoile filante peut être produite par un simple débris gros comme un grain de riz qui entre dans l'atmosphère terrestre et prend feu.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer