«Un village qui vit sur le bras de notre municipalité», déplore le maire Landry

L'Église essénienne a établi ses quartiers sur le... (Spectre Média, Jessica Garneau)

Agrandir

L'Église essénienne a établi ses quartiers sur le territoire de la municipalité de Cookshire-Eaton, dans le Haut-Saint-François, il y a quelques années.

Spectre Média, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) «Ces gens-là ont construit un village qui vit sur le bras de notre municipalité!»

Noël Landry... (Archives La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Noël Landry

Archives La Tribune

Le maire de Cookshire-Eaton n'est pas tendre à l'endroit de gens de l'Église essénienne qui ont établi leurs quartiers sur le territoire de la municipalité du Haut-Saint-François il y a quelques années.

Selon Noël Landry, ils profitent de leur reconnaissance religieuse pour ne pas payer les services municipaux qu'ils utilisent. «Les déchets et le déneigement des chemins, ils en profitent, mais nous n'avons pas pu rien leur faire payer», lance-t-il, ne laissant que peu de doute sur son mécontentement face à la situation.

«Grâce à la reconnaissance de fabrique dont ils disposent, les gens de l'Église essénienne ne payent pas de taxes municipales. Les droits des minorités bafouent ceux de la majorité.»

Selon M. Noël, il y a un manque de sérieux dans l'octroi de la reconnaissance religieuse. Le sujet est explosif, mais il attire trop peu l'attention dans notre société, dit-il.

«Il y a plus de 4000 reconnaissances de fabrique. C'est un débat qu'il va falloir avoir, très bientôt!», insiste-t-il lors d'un entretien avec La Tribune.

«Quand est-ce qu'un groupe va se servir de ce droit-là pour se cacher et commettre un geste grave? Je ne suis pas alarmiste, mais là on doit agir et vite. C'est bien plus grave que tout le débat ethnique qu'il y a en ce moment.»

C'est Québec qui accorde les reconnaissances de fabrique en vertu de la constitution canadienne, enchaine Noël Landry du même souffle. Il est trop facile selon lui de l'obtenir. «Il suffit d'être trois personnes et d'avoir une mission spirituelle, résume-t-il. La constitution canadienne accorde le droit de langue et de religion. Ça allait bien quand il n'y avait que des catholiques et des protestants, mais là ça change.»

«Quand on demande des éclaircissements aux fonctionnaires. On nous dit de faire respecter la loi. C'est impossible de la faire respecter. C'est vogue la galère.»

Il évalue le manque à gagner de sa municipalité à 35000 $ en ce qui concerne les exemptions dont a droit l'Église essénienne.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer