La CPTAQ met l'Église essénienne au pas

La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) met au pas... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Agrandir

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) met au pas l'Église essénienne concernant l'utilisation de certains bâtiments de son site situé à Cookshire-Eaton.

La CPTAQ ordonne de redonner sa vocation aux installations situées sur un terrain de 20 hectares du chemin Brochu.

L'ordonnance a été prononcée le 8 septembre dernier, a appris La Tribune. L'Église a 60 jours pour se conformer, soit pour démolir ou déménager des bâtiments du site. On doit aussi démanteler tous les installations et bâtiments voués au culte.

La CPTAQ impose que les terres reprennent leur vocation agricole. À défaut de se conformer, la commission pourrait intenter des recours contre l'Église essénienne.

«La vocation de la terre est agricole et récréotouristique. Les bâtiments devaient servir comme chalet, mais la CPTAQ a constaté qu'ils servaient en fait de maisons résidentielles et d'entrepôts», explique Martin Tremblay, directeur général de la municipalité de Cookshire-Eaton.

«Les gens restent de l'Église essénienne restent là à l'année. La CPTAQ va plus loin en demandant de défaire les bâtisses. Avec la commission, c'est blanc ou c'est noir.»

L'audition pour cette cause a eu lieu en septembre 2015, après plusieurs remises de procédures, se souvient M. Tremblay.

La municipalité de Cookshire-Eaton n'en était pas à ses premiers démêlés avec l'Église essénienne. L'hiver dernier, une entente avait été conclue dans le litige qui les opposait depuis plusieurs années.

Le groupe était en contravention concernant certains règlements de la municipalité et le Code du bâtiment, comme en ce qui concerne l'environnement pour les fosses septiques et les champs d'épuration. Les deux parties avaient pu en arriver à «un arrangement».

En 2015, l'Ordre des esséniens avait plaidé non coupable aux constats d'infraction en ce sens remis par la Ville de Cookshire-Eaton. Le groupe est sur place depuis 2007, alors qu'un terrain de 249 acres, les huit bâtiments et les sept lacs du Domaine Drolet avaient été achetés pour en faire un centre de ressourcement.

Entre autres, des bâtiments auraient aussi été construits sans permis. Le règlement à l'amiable prévoyait que le groupe devait verser 21 000 $ au total.

Lieu de culte

Dans son ordonnance datée du 8 septembre dernier, la CPTAQ demande aussi au groupe de ne pas se servir du site pour tenir des activités reliées au culte. «Leur terrain n'est pas zoné pour tenir des activités de culte, vient de dire la CPTAQ.»

«Ils ont une église dans le secteur Birchton, mais ils ne s'en servent pas. Elle est très mal en point», assure M. Tremblay.

Selon M. Tremblay, la commission verra elle-même à faire respecter l'ordonnance. Des inspections sur place pourraient donc avoir lieu au cours des prochaines semaines.

Il n'a pas été possible de contacter la direction de l'Église essénienne, le site web du mouvement ne donnant pas de numéro de téléphone pour joindre les installations de Cookshire-Eaton. On peut y lire que les esséniens «veulent cheminer vers Dieu, vivre avec leur âme, en harmonie avec tous les êtres vivants».

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer