Transfert de postes des CLSC vers les GMF: encore plus d'inquiétude

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(SHERBROOKE) Une rencontre avec la partie patronale n'a pas permis de rassurer les membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) en Estrie concernant le transfert de postes des CLSC vers des GMF.

L'APTS s'inquiète de l'annonce faite par la direction du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie-CHUS qu'une quarantaine de postes équivalents à temps complet sont en fait visés.

Le CIUSSE de l'Estrie-CHUS a «formellement nommé» qu'il y aura transfert de quelque 30 travailleurs sociaux et d'une dizaine d'autres titres d'emplois, comme des psychologues, des nutritionniste, des kinésiologues et des orthophonistes des Centres locaux de services sociaux (CLSC) vers les groupes de médecine de famille (GMF) de la région d'ici quelques semaines, déplore Emmanuel Breton, responsable politique en Estrie de l'Alliance.

« Il s'agit d'un pas supplémentaire vers la privatisation du réseau de la santé et des services sociaux, dit M. Breton. Les GMF sont des entités privées, gérées par des médecins et financées par les fonds publics, ont recréé ce qui existe déjà pour plaire aux médecins qui ne voulaient pas aller en CLSC. »

«Nous apprenons que ce sera plus de 40 Équivalents à temps complet qui quitteront les CLSC vers les GMF, entité privé contrôler par les médecins et en grande partie financer par le ministère de la Santé et des Services sociaux.»

«Médecin-roi»

Le syndicat craint que cette migration forcée des professionnels vers les GMF se traduise par l'abandon de missions essentielles des CLSCcomme la prévention et la santé publique. «Les personnes les plus vulnérables seront encore une fois les grandes perdantes», dénonce l'APTS.

«En outre, les CLSC offrent des services à domicile, à l'école ou sur le lieu de travail, contrairement aux GMF, qui nous ramènent à un modèle hospitalo-centrique dominé par la figure du médecin-roi.»

Emmanuel Breton s'inquiète de voir les GMF imposer des frais accessoires alors que les mêmes services sont offerts gratuitement en CLSC. « Des patients qui recevaient des services sans frais devront sortir leur porte-monnaie, ajoute-t-il dans un communiqué de presse.

«Les médecins, administrateurs des GMF, n'hésiteront pas à facturer leurs patients pour soi-disant couvrir leurs frais. »

Pour l'APTS, les CLSC deviendront vite des coquilles vides s'ils ne reçoivent pas de budget supplémentaire. « Le ministre ne s'y prendrait pas autrement pour étouffer les CLSC. Encore une fois, on déshabille Pierre pour habiller Paul, au plus grand profit des médecins.»

« Dans ce contexte d'austérité budgétaire, il est clair qu'il y aura des pertes de services et d'expertise en CLSC pour la région », estime Emmanuel Breton.

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